Au nom de Dieu: oui, mais lequel?

template_article_dieu

 

« Les noms ne sont pas transférables, transposables ou modulables. Parce qu’ils caractérisent et définissent d’une certaine manière un être, avec ses croyances, ses pensées, ses traits de personnalité, ses attributs, son héritage, ils méritent que l’on s’y attarde.

When troubles bring clouds to your dayAnd you don’t know how to chase them away,Just remember to look inside your heartAnd you’ll know that I love you, sweetheart.

Pensons à Marcus Tullius Cicero, ce grand philosophe grec connu sous le nom de Cicéron. Littéralement, ce cognomen vient de la racine latine Cicer, pois chiche. Plutarque justifie cette dénomination suite à une déformation esthétique du nez qui courait dans la lignée, mais ce pourrait être aussi dû au fait que la famille avait prospéré grâce à la culture et la vente de pois chiches.
Un nom est aussi un titre ou le symbole d’une autorité, en Inde on ajoute –ji pour marquer le respect, comme au Japon on ajoute –san.
Dans le Pentateuque, « Dieu » n’hésite pas à renommer ses « serviteurs » marquant ainsi une nouvelle période dans leur vie, un nouvel aspect de leur être, un changement de statut, de destin voire une « promotion spirituelle ». Abram(אַבְרָם) deviendra ainsi Abraham(אַבְרָהָם), Sarai (שָׂרָי, ) deviendra Sarah(שָׂרָה). Et bien qu’ici le sens demeure relativement le même, elle passe cette fois du particulier au général, n’étant plus la princesse de sa maison ou sa tribu mais la princesse de tous, reconnue comme telle.
La pratique n’est pas confinée dans la bible, les Geishas par exemple voyaient leur ancien nom changer ou être abandonné après avoir atteint un certain âge ou être prête à entrer dans une autre phase de leur vie. De même lorsque l’on s’inscrit dans certaines lignées ou disciplines comme on le retrouve en Chine, en Amérique du Sud ( rituels d’initiation et de passage ), etc. […]
Et Dieu lui-même, quel est son nom ? Est-il un singulier, un pluriel ?
[…]
Élohim(אֱלֹהִים), dont l’abréviation ël ou el est reconnue comme la particule de Dieu (je ne parle pas là du boson de Higgs) se retrouve des milliers de fois dans l’ancien Testament. Souvent avant le nom, on le trouve aussi en suffixe dans des prénoms tels que « Emmanuel (Dieu est avec nous, Don de Dieu)», « Rachel (Brebis de Dieu) », « Raphaël (Dieu guérit) », et tous les archanges par exemple.
Les noms comme les nombres (d’ailleurs les lettres sont aussi des chiffres en Hébreu) sont d’une importance et d’une signification cruciale sur lequel tout croyant ou tout chercheur devrait se pencher avec intérêt et souci de justesse. »

Maria Dessaigne & Emmanuelle Dessaigne, Héritiers du Mensonge

 


 

Depuis toute petite ma mère m’a initié à sa passion : l’histoire des religions. Non sans chaos dans la recherche, changements de directions, approfondissement et surtout intériorisation de la quête de « Dieu » et ce que les hommes en ont fait à travers l’histoire et autour du globe. Exit le culte du dimanche chez les catholiques ou les protestants, exit les interprétations incohérentes, exit la doctrine humaine d’où qu’elle vienne. La recherche devient théosophique, archéologique, sémantique.

À 60 ans, elle décide d’apprendre l’Hébreu et les langues anciennes s’y relatant, par elle-même seule avec quelques cahiers comme support afin de pouvoir lire la Torah telle qu’elle fut écrite, pouvant enfin saisir les milles sens d’un mot dans une traduction symbolique plutôt que littérale.

Ce qu’elle me partage devient tellement passionnant qu’il me faut commencer à partager cela avec vous, commençant avec elle à écrire le livre de sa vie, dont elle a déjà le titre depuis toujours : «  Héritiers du mensonge ».

Lorsqu’on reprend la Torah, on s’aperçoit de milles choses qu’il est important de mettre au jour pour cesser les fausses informations et réhabiliter des textes sacrés, non au jour d’interprétations qui se voudraient nouvelles et encore dogmatiques, mais simplement pour inciter à penser par soi-même et à toujours s’attacher aux origines si on veut une démarche honnête.

Aujourd’hui et citant un livre très pertinent que tout ufologue, historien, linguiste et théologien digne de ce nom devrait connaitre, dont je vous partage un extrait ci-dessous – je voudrais parler des noms.

« Le fait de nommer quelqu’un ou quelque chose est considéré de nos jours comme étant un acte banal, mais pour l’Afrique noire et particulièrement pour les noirs de l’Egypte antique le fait de nommer signifiait « donner vie ». »

On retrouvera là l’idée du verbe créateur, tout comme dans la génèse « Dieu dit » et « Ce fût ». Un nom donne une identité, se veut de reveler l’âme ou l’essence.

Parlons donc du nom « Elohim. »

137px-Tetragrammaton_scripts.svgDites-moi honnêtement si quand vous étiez petit(e) on vous a déjà parlé de ce nom dans les diverses lectures, messes ou cours ? Toujours nous avons entendu « Dieu » et de rares fois « YHWH», devenu vulgaire Yahvé ou Jéhovah – le tétragramme imprononçable du nom de Dieu. Pourtant, la Vulgate et la Septante, traductions courante de la bible que l’on trouve partout, transcrira le Tétragramme par Κυρίος (Kyrios, « Seigneur »), ce qui est totalement arbitraire et erronée.

À gauche, respectivement, le Tétragramme en phénicien, en araméen ancien et en hébreu carré.

 

Et des erreurs comme ça il y en a des milliers.

Même Mauro Biglino qui a fait un formidable et colossal travail de réhabilitation et de démystification va peut-être un peu vite en besogne lorsqu’il assimile Ruach, souffle/esprit divin, à un moyen de transport céleste a.k.a ovni.

Plus tard dans d’autres articles j’aimerais que l’on s’attarde sur Shalom ( la paix ), sur la Pomme du jardin d’Eden qui n’a jamais existé et encore sur la Mer Rouge que Moïse n’a jamais traversé non plus.

Ci-dessous, extraits de Elohim: une autre lecture de la Bible, par Roger Vigneron.

extrait elohim-1 extrait elohim-2 extrait elohim-3 extrait elohim-4

 

 

extrait elohim-5