Synchronicités : intervention divine dans le quotidien

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Tout le monde se souvient avoir vécu un jour ou l’autre une ou plusieurs synchronicités. Quand cela arrive, nous avons une sensation bizarre que les évènements qui se déroulent ne sont pas le fruit du hasard. On a vraiment l’impression que quelque chose coordonne les évènements, quelque chose qui nous dépasse.

Pour beaucoup de personne, c’est la preuve d’une intervention divine ou surnaturelle. Pour les autres, l’explication la plus logique est de dire, mais à contre cœur, que c’est forcément une troublante coïncidence, même s’ils admettent que les probabilités pour que l’évènement en question se produise est extrêmement faible. Le hasard est souvent le Joker de ce que nous ne comprenons pas. Quoi qu’il en soit, l’évènement semble toujours être construit sur mesure pour la personne qui la vit, stimulant ainsi ses émotions et sa sensibilité à l’évènement.

Un évènement personnel en connexion avec l’univers

 

Mais comment fonctionnent les synchronicités, qui la plus part du temps entrainent des évènements coordonnés qui n’ont aucun lien entre eux ? Quand une action entraine les autres, on appel cela une relation de cause à effet et c’est ce qui compose la base de notre raisonnement scientifique et logique. Mais dans le cas des synchronicités, cette loi est transgressée, ou on devrait plutôt dire que les relations qui synchronisent les évènements, sont tout simplement inconnues. Le lien peut être caché, invisible, divin ou même extraterrestre, mais il existe, sinon nous serions obligés d’évoquer le hasard, notre fameux joker. Personnellement, je ne crois pas au hasard.

Ce qui est troublant dans ces liens qui provoquent des synchronisations de situation, c’est qu’elles paraissent toujours très pertinentes, et en lien direct avec notre propre conscience. Ils semblent nous connaitre et nous parler directement et personnellement. Et si les synchronicités étaient le miroir de notre conscience ? En d’autres termes, pourquoi notre conscience ne serait pas la coordinatrice de ces manifestations ? Après tout, on dit souvent que chacun voit ce qu’il a envie de voir. D’un point de vu psychologique il est évident que notre conscience cérébrale mais aussi notre inconscient nous conditionne pour nous préparer à faire face à un évènement, et par ce principe, la situation semble plus familière.

D’ailleurs comment fonctionne notre conscience ? A quel moment sommes-nous conscients de quelque chose ? La matière cérébrale ne semble qu’une mécanique chimique très perfectionnée qui ne répond qu’à des stimuli d’action/réaction. En psychologie, la prise de conscience apparaît quand l’individu arrive à se dégager de sa situation et à prendre de la hauteur, pour se voir comme s’il observait un autre individu au milieu de son environnement et en relation avec les autres.

Et si d’un point de vue mécanique, le cerveau reproduisait le même schéma ? Cela voudrait dire quoi ? Certainement que le cerveau ne peut pas créer de la conscience tout seul, comme le pensent les scientifiques, que pour être conscient d’être, il lui faudrait être en relation avec quelque chose qui l’englobe et lui permet de se voir dans son ensemble avec les relations de son environnement, comme l’âme ou l’esprit bien connu des anciens, par exemple. Mais tout cela touche la sphère de la religion plutôt que celle de la science.

Pourtant, il existe un domaine scientifique qui se rapproche d’une description qui pourrait correspondre à l’esprit ; c’est la mécanique quantique.

Les phénomènes quantiques

 

En effet, la mécanique quantique traite de trois phénomènes principaux qui sont :

  • la communication instantanée d’informations dans tout l’univers,
  • l’altération de comportements de certaines particules quantiques sous l’influence d’une forme de conscience,
  • ainsi que l’annulation voir le renversement du temps.

Même s’ils ne semblent pas encore bien compris par les spécialistes, tous ces phénomènes qui sont décrits scientifiquement semblent possibles à l’échelle quantique, c’est à dire au niveau des particules élémentaires qui composent les atomes.

À partir des éléments atomiques et moléculaires, la mécanique quantique ne fonctionne plus, elle laisse la place à la relativité générale, la physique qui nous est beaucoup plus familière.

Et si l’âme ou l’esprit existait à l’état quantique, en relation avec notre cerveau, cela permettrait d’expliquer beaucoup de choses. Dans ce cas, notre masse cérébrale serait une sorte d’émetteur/récepteur très sophistiquée, en relation avec une conscience beaucoup plus vaste.

Du coup, le cerveau pourrait recevoir de l’information venant potentiellement de n’importe où dans l’univers, reliée certainement dans une structure quelconque de synchronisation ou de vibrations communes. Notre cerveau serait à son tour capable d’émettre de l’information dans le substrat quantique, influençant les particules élémentaires qui coordonnent les atomes et les molécules, et donc par extension, dans la matière et dans d’autres cerveaux. Enfin, toutes ces communications pourraient être instantanées ou projetées aussi bien dans le passé que dans le futur.

Tous ces réseaux ou sphères d’influences quantique pourraient former ce qu’on appelle des champs de conscience, et certainement à tous les niveaux de notre existence, depuis la matière inerte jusqu’à la forme de vie la plus intelligente.

Les Mayas pensaient qu’il existait 13 niveaux de consciences, qu’ils ont détaillé dans leur fameux calendrier Maya. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, ce calendrier ne servait pas à prévenir de la fin du monde, mais de décrire le fonctionnement de l’évolution de la conscience en 13 étapes.

Imaginons que chaque être ou chaque chose soit en synchronisation avec le niveau de conscience qui l’englobe, auquel il est rattaché. Tout ce qui y est connecté utiliserait le même langage et le même type de connaissances, dans un but logique de partager et de faire évoluer la communauté de cette sphère de conscience. Chacune de ces sphères serait coordonnées par une autre et ainsi de suite, et c’est de cette façon que nous serions tous rattachés à celle qui englobe l’univers, comme dans un système que l’on appel fractal.

Cela supposerait peut être, que nous sommes fortement influencé par le champ de connaissance auquel nous sommes directement rattaché, mais aussi à toutes les autres, par une sorte d’héritage plus subtile. Chaque sphère influencerait sa propre communauté pour aller dans le même sens, avec des objectifs communs.

Dans ce cas, les synchronicités ressemblent à des éléments qui émergent de cet ensemble, peut être des messages ou des signaux qui nous invitent à œuvrer dans le sens de la communauté de sa propre sphère d’influence.

Il y a fort à parier que si nous allons dans le sens de ses signaux, tout nous paraîtra plus facile, alors que si nous asseyons de les contourner ou de les ignorer, les choses deviendront beaucoup plus difficiles, voir problématique. Au niveau le plus bas de la conscience, la nature ne se pose pas trop de questions, donc les choses se concentrent naturellement dans le bon sens, mais dès que le libre arbitre conscient intervient, les dysfonctionnements apparaissent.

Cela permettrait peut être de comprendre certains mystères, comme par exemple, comment la matière forme des ensembles cohérents à partir d’assemblage de molécules et d’atomes physiquement séparés ?

Comment les cellules arrivent-elles à composer un être vivant et structuré avec une telle complexité?

Comment l’ensemble des neurones de notre cerveau, qui ne sont rien d’autres que des mécanismes biochimiques, arrivent à former de l’intelligence ?

Comment l’ensemble des conditions ont-elle été réunit (par le hasard, si on en croit les scientifiques), pour former la vie sur notre planète ?

Comment notre galaxie arrive-elle à garder une forme cohérente sur des distances où la gravité ne joue plus ?

Et enfin, comment l’univers a pu exister à partir d’une explosion minutieusement calculée pour que la matière ne s’éparpillent pas trop, et en même temps qu’il ne s’effondre pas sur lui-même, en parfait équilibre pour que les galaxies, les systèmes planétaires et les planètes se développent sur des milliards d’années ?

Les synchronicités nous guident vers l’évolution de notre conscience

 

Tous ces exemples représentent de sacrées synchronicités, qui ne peuvent pas être expliquées uniquement par le hasard. Peut être que ces synchronicités nous guident vers l’évolution de notre conscience, celle qui a fait naître la vie.

 

 

Pour aller plus loin…

Mais quelle est donc cette réalité invisible capable de synchroniser les évènements de la nature, d’où provient-elle et en vertu de quelles lois s’accomplit-elle exactement ?

 

En interprétant les sens symboliques de ses rêves, à fort contenu alchimique, et après avoir longuement étudié les recherches de Jung sur la synchronicité, Wolfgang Pauli – physicien autrichien connu pour sa définition du principe d’exclusion en mécanique quantique, ce qui lui valut le prix Nobel de physique de 1945 – se rendit compte que tous les phénomènes synchrones qui se produisaient dans la nature, qu’ils soient à caractères humain ou quantique, devaient obligatoirement avoir une matrice commune, capable d’unir de façon synchrone le monde du psychisme avec celui de la matière.

 

En observant attentivement les mécanismes qu’il avait étudié en mécanique quantique par le biais du principe d’exclusion et du neutrino, qu’il avait lui-même découverts, et les conséquences du bouleversant « paradoxes EPR » – une expérience de pensée, élaborée par Albert Einstein, Boris Podolsky et Nathan Rosen – en observant son inconscient à l’œuvre au cours des séances de psychanalyse avec Jung ou pendant l’ « effet Pauli », en étudiant soigneusement les découvertes de Jung sur l’inconscient collectif, Pauli avait eu l’intuition profonde et certaine que cette matrice invisible, capable d’assembler le monde, était l’inconscient collectif, auquel l’inconscient personnel accède occasionnellement à travers des rêves chargés de sens et de phénomènes de synchronicité.

 

L’inconscient collectif perd alors sa nature exclusive de concept psychologique pour devenir cette réserve d’énergie psychique en dehors du temps et de l’espace, qui gouverne non pas comme une force, mais comme une forme et informe instantanément le monde de la matière. L’esprit (le psychisme) et la matière ne sont donc pas disjoints, mais interagissent totalement, de façon synchrone.

 

Et il n’y a pas un seul esprit et un seul morceau de matière, existant individuellement, mais un nombre infini de morceaux de matière/esprit, unis et synchronisés en un tout unique. Ce que nous croyons être alors notre psychisme ne l’est pas, mais est notre capacité à nous relier à une grande source universelle qui nous unis tous. L’ego, la séparation, la distinction entre objets et particules sont autant de parties d’une unique danse sans fin, qui prises séparément, comme des entités disjointes, ne sont qu’une illusion.

 

Notre ego est une illusion. En effet, certains problèmes psychiques, comme ceux que connut Pauli pendant si longtemps, sont une façon de nous avertir que nous sommes séparés du « Soi ». La clef du bonheur, de la sérénité et de la vie même, est de prendre conscience de notre appartenance à un univers infini.

Extrait du livre « Synchronicité »
Par Teodorani Massimo – 7 octobre 2010

Source(s)
INREES.COM
fargin.wordpress.com