Se détruire pour être sain(e)

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Ce que je vais vous dévoiler ici est quelque chose de très personnel, et qui m’a longtemps troublée avant de me grandir. Pas une parcelle de mon être n’en a pas été ébranlée : de ma volonté, à mon estime, à mon équilibre et ma féminité. J’ai observé et vécu toute la confusion et l’absurdité d’une société qui ne sait plus ce qu’être en santé veut dire.

Et c’est parce que je reviens de ce brouillard que j’ai envie de le mettre en lumière pour qu’il ne vous atteigne pas, ou que, si vous en êtes aux prises, qu’il puisse éclairer votre chemin et vos choix.

 

Sous les bombes

 

Je pense sincèrement que nous avons perdu la notion de santé, comme nous avons perdu le sens de ce qu’être un être humain veut dire.

Assujettis dans le chaos, nous vacillons d’un extrême à l’autre. Il y a l’omniprésence de la nourriture industrielle, l’abondance de restaurants au mètre carré, la propagande publicitaire créant des besoins inutiles à assouvir en consommant, l’incitation à s’abrutir et en aimer la sensation.

Il y a le culte du corps dans sa plasticité, le culte de la performance, de la « santé », la surabondance de médicaments pour tout et rien, de compléments alimentaires et nutritionnels, d’émissions et de livres sur le sujet, de méthodes et de protocoles comme des dogmes et tant d’âneries sur les calories, les régimes, les recettes et les produits miracles évidemment autant onéreux qu’inefficaces.

Toutes ces modes se veulent simplement de créer des regroupements d’être identiques avec des problématiques et des besoins identiques aspirant à une solution identique. Pourtant nous sommes fondamentalement différents et uniques!

Cette conformité et ces modèles érigés en solution veulent aller contre l’impermanence des choses, contre l’ordre naturel et donc toute quête en ce sens est vaine et vouée à l’échec.

Ce constat, tout le monde peut le faire chaque jour. Mais qu’est-ce que cela ouvre en nous? La culpabilité, le chaos d’émotions contradictoires et désordonnées.

Je vous en prie, cessez de vous flageller parce que vous n’avez pas été à la salle de sport, couru 30 kilomètres en 3 minutes ou parce que vous avez mangé ce chocolat que vous avez été conditionné à vouloir puis à détester.

Vous êtes la victime d’un système qui n’a d’intention que de vous martelez d’un sens à l’autre jusqu’à ce que vous soyez réellement malade et donc encore utile, voire plus utile. Ce système ( donc nous ) a instauré deux choses: la comparaison, et le clonage.

J’ai expérimenté sur moi presque toutes les méthodes et protocoles et recettes et produits qui existent actuellement et ce que j’ai trouvé finalement ? Tout sauf la santé. J’ai trouvé la déraison, j’ai trouvé la peine, j’ai trouvé la souffrance et tant d’autres méandres et tourments.

Le dialogue était rompu à tous niveaux : je soumettais mon corps aux désirs de mon mental et mon mental n’était pas en adéquation avec les ressentis et aspirations de mon âme et mon corps se faisait martyr de tout cela. Tout était devenu incohérence et conflit. Avant d’entreprendre ces expérimentations, j’étais en bonne santé, peut-être pas optimale  (mais qui peut prétendre a cela, et est-ce une quête en soi ou un état d’être ?) mais après cela, j’étais dévastée avant de trouver ma réponse, et de pouvoir vous la partager.

Ainsi, je vais brièvement souligner ici quelques courants et pratiques que j’ai expérimentées et pourquoi j’en suis revenue.

 

Décryptage

 

Les calories :

Postulat : Le poids est soumis, entre autre,  à une variable qui s’appelle calorie, contenue dans chaque aliment, et qui en fonction de l’addition totale de celles-ci une fois ingérées, vous fera grossir ou maigrir proportionnellement à vos besoins calculés en fonction de votre âge, de votre activité physique et quelques autres paramètres.

Constat : Les calories ne veulent rien dire mais plutôt la façon dont vous métabolisez, votre force digestive. Simplement parce que chaque personne a une constitution différente et un métabolisme différent avec une capacité digestive différente et que tout cela évolue dans le temps et en fonction des circonstances.  De plus, il convient d’évaluer l’aliment sous plusieurs autres paramètres essentiels comme sa nature, son mode de préparation, et surtout la façon dont il interagit avec nous, dans notre unicité.

C’est applicable également pour d’autres « Critères » sélectifs et réducteurs tel que l’indice glycémique, le taux antioxydant (qui change selon la cuisson, la provenance…), le ratio protéines/lipides/glucides, le taux de fibres, le taux de je ne sais quoi sur lesquels se basent le fameux FodMap par exemple.  Pour exemple, le riz blanc s’est vu diabolisé alors qu’il est largement consommé en Asie et en Inde, largement prescrit dans les cures et traitements, et amplement donné aux convalescents. Simplement parce qu’il soutient l’énergie et qu’il est tout à fait digeste pour les estomacs les plus fragiles. Il est même prescrit aux patients diabétiques, l’eau est jetée lors de la cuisson pour enlever l’amidon excédentaire.

Le Sport :

Postulat : Le poids est soumis à l’intensité de l’activité physique d’un individu, plus la personne est sédentaire plus elle risque le surpoids et autres conditions dégénératives, plus elle est active plus elle maintient sa santé et son poids.

Constat : Le sport est devenu un nouveau mode d’évacuation des émotions refoulées, une nouvelle voie d’expression (musculation/remodelage/repousser ses limites), associant ainsi culte du paraitre et de la performance, même dans les salles de Yoga. Devenu intensif, il entraine aussi le sentiment de culpabilité, lorsque l’on a le sentiment de faire moins que le voisin/voisine ou de ne pas avoir fait son quota. Gardez à l’esprit que cela doit toujours rester une discipline corps/esprit et il n’est pas bon d’aller au-delà de ses capacités. J’ai vu beaucoup de patients en surpoids malgré jusque 3 heures de sport par jour et une alimentation dite « pauvre », tout simplement parce que ce n’était pas adapté pour eux.

Chrono nutrition, horaires et quantité des repas :

Postulat : En fonction des heures de la journée tel type d’aliment doit être privilégié plutôt qu’un autre. Le petit déjeuner doit être copieux, le déjeuner consistant et le diner léger.

Constat : Là encore cela dépend de la personne, de ses habitudes de vies. Il n’est en aucun cas nécessaire de se forcer à beaucoup manger le matin si l’on n’a pas faim, il faut s’écouter.  Toute personne qui se sentirait léthargique le matin, qui se sentirait chargée et lourde, et dont la langue présente une pellicule blanchâtre pourrait voire devrait (sauf contre-indication) sauter le petit déjeuner.

Compléments alimentaires/Super-aliments :

Postulat : Notre alimentation est carencée et à l’ère moderne nous avons les moyens de compenser, régénérer, prolonger, résoudre tel ou tel point par prise spécifique de composés, molécules, extraits standardisés.

Constat : Quand vous habituez le corps a quelque chose, il ne le fait plus de lui-même. Même un composé de plante rend dépendant. De plus, comment calculer quelle est votre dose nécessaire, à vous, juste à vous, alors que le dosage est généraliste dans presque tous les cas ? La plante est intelligente : la gélule non. Le corps reconnait et vous signale toujours l’interaction avec ce qui est naturel, cela peut être biaisé lorsque l’on fait de l’auto médication avec ce types de produits. Pour aller plus loin je vous invite à lire mon dossier ici.

FodMap et Regimes Seignalet, Gerson… :

Postulat: Certains aliments, en fonction de leurs constituants, entrainent des réactions aux personnes qui y sont sensibles (Gaz, lourdeurs…) et doivent donc être évités, afin d’avoir une alimentation dite hypo toxique.

Constat : Vous allez simplement finir par n’avoir plus rien sur la liste. Hormis allergies déclarées et spécifiques, la plupart des gens ont tout simplement un désordre digestif ou une maladie profonde. En suivant ces régimes vous allez vous sentir bien pour un temps, parce que cela masque les symptômes, mais vous contournez juste le problème, vous ne le résolvez pas. De plus, quand je lis tout ce qu’il faudrait éviter ( la plupart des céréales, et ail, oignon, liste qui diffère selon les régimes ou méthodes, etc.) remettant en cause des millénaires d’utilisation, vraiment cela n’a aucun recul ni fondement.

L’Eau :

Postulat : Il faut boire beaucoup de litres par jour pour soi-disant favoriser la diurèse, éliminer les retentions, maintenir une hydratation.

Constat : Bien sûr que l’Eau est une composante primordiale, cependant le corps sait ses besoins qui varient en fonction de chacun. L’Eau retient les émotions et sait les apaiser, l’Eau peut effectivement être le seul remède nécessaire jusque certains stades mais toujours dans les quantités qui vous conviennent. Notez que si vous finissez votre repas par un grand verre d’eau vous allez juste noyer votre feu digestif et créer des toxines, il convient de boire en dehors des repas.

Crudivorisme/Jus :

Postulat : Afin d’être en santé parfaite il nous faut aller à la source, à la nature, dans un souci de pureté, et afin d’avoir les enzymes et nutriments essentiels, et de se sentir léger et connecté.

Constat : Il faut vous écouter, notre corps nous demande des aliments cru plus en été qu’en hiver parce que la chaleur demande à être pacifiée par son antagoniste. Remarquez aussi que beaucoup de crudivores utilisent énormément de dattes et de noix (cajou, amandes, brésil…) qui sont extrêmement lourdes a digérer et taxent le foie, et pour prendre la noix du brésil elle contient beaucoup de sélénium, toxique à haute dose (perte de cheveux, etc.). De plus, contrairement à ce qui est proclamé les aliments crus sont lourds à digérer, et souvent de nature froide, donc éviter si votre capacité digestive est faible ou désordonnée. D’autre part, mélanger le cru et le cuit au même repas est incompatible et à long terme néfaste. Et sachez aussi que la plupart de ceux qui ont créé le mouvement du crudivorisme ne sont même pas crudivores eux même. Si le retour à la Nature est votre argument demandez-vous pourquoi les fouilles archéologiques n’ont pas encore retrouvé d’extracteurs de jus.

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Mono diète/Regime N.7 Macrobiotique :

Postulat : Ingérer un seul type d’aliment pendant X nombre de jours afin de mettre au repos le système digestif et entrainer une régénération.

Constat : N’étiez-vous pas au courant que l’excès de quoi que ce soit entraine carences et déséquilibres ?

Paléo :

Postulat : Il nous faut manger comme nos ancêtres préhistoriques afin de retrouver le sens perdu dans une alimentation mondialisée et industrialisée.

Constat : Cela dépend des habitudes de chacun, de sa nature, de ses besoins. Renseignez-vous sur l’histoire et comprenez que nos ancêtres n’étaient peut-être pas en si bonne santé que cela, que toutes les conditions de vie étaient différentes, et que ce que l’on nous apprend sur la préhistoire est probablement très loin de la réalité…

Gluten/Lactose :

Postulat : L’être humain est le seul à consommer du lait une fois adulte et ceci est contre nature et indigeste. Le blé moderne est impropre à la consommation, il encrasse et perturbe les fonctions du corps.

Constat : Le lait est utilisé depuis les temps anciens pour diverses préparations, tout comme les produits laitiers (beurre, ghee, fromage, kéfir…). Le problème avec le lait n’est pas le lait en lui-même c’est tout simplement qu’il est homogénéisé, pasteurisé, et que les variétés de vaches sont différentes en occident et en orient. Ici en Inde où je vis actuellement, même ceux diagnostiqués intolérant au lactose n’ont aucun problème avec les produits laitiers. Quant a ceux qui ont pour argument que c’est contre nature, vous essayez de refaire l’argumentation des philosophes des lumières entre l’inné et l’acquis, ce qui est de la nature et de la culture, débat qui n’a pas de fondement. Pour parler du blé, de même ici, même des malades cœliaques tolèrent très bien les Chapati (galettes de blé), tout simplement parce que c’est un blé ancien et que le problème n’est pas avec le blé mais avec les OGM, les hybridations des variétés et les méthodes de panification industrielles.

Jeûne :

Postulat : Notre corps est intoxiqué à divers degrés, surtout lorsque malade, et jeuner permet via l’autophagie et l’apoptose naturelle de se concentrer sur l’élimination des toxines, des déchets et de favoriser ainsi la régénération, la santé et la longévité. Le jeûne peut s’étendre sur un ou plusieurs jours voire semaines et être complet ou partiel selon les variantes.

Constat : Cela peut s’avérer tout à fait bénéfique pour certaines personnes et totalement néfaste pour d’autres. La Médecine Chinoise Traditionnelle et l’Ayurvéda dont elle est issue s’accordent sur le fait qu’il est toujours important de donner au corps de la nourriture, même en très petite quantité, sinon, l’énergie vitale s’épuise et les fonctions du corps sont perturbées, tout comme le métabolisme ce qui peut avoir des conséquences très sévères que bien sûr les pratiquants du jeûne hydrique ou sec et sur du long terme n’expérimentent pas tout de suite, leur mental ayant la jouissance du contrôle. Le jeûne est bon pour pallier aux effets de la chimiothérapie, juste la veille et le jour même, ou un jour par semaine si vous avez tendance à manger plus que nécessaire.

Hygiénisme/Lavements/Purgations :

Postulat : Grace à diverses méthodes et outils il est important de maintenir un système digestif sain de la bouche à l’anus et d’avoir recours à diverses pratiques de purification corporelles ( Shank Prashalana, lavement au sel ou à la chlorophylle, hydrothérapie du colon, cures de psyllium,…). Le concept est aussi qu’une personne en sante devrait aller à la selle autant de fois qu’elle a prit de repas par jour.

Constat : Non. Non. Et Non. Le rythme « régulier » est d’aller à la selle une à deux fois au matin avec élimination complète. Tout lavement perturbe énormément le système digestif et l’intégrité du colon ainsi que le métabolisme, malgré la vague sensation de bien-être qui peut s’en suivre, toujours pour une courte durée. De plus et à nouveau, habituer le corps à quelque chose l’empêche de le faire correctement de manière naturelle. Parlons aussi des lavements au café, en plus de perturber toute la flore et les fonctions du système digestif, savez-vous que le taux d’absorption dans le sang par voie anale est très rapide et que vous risquez fortement le choc anaphylactique ? Blâmer votre colon parce qu’il ne fonctionne pas, c’est blâmer le moteur d’une voiture dans laquelle nous aurions mis la mauvaise essence, le problème n’est pas la…

Naturopathie/Herboristerie 

Postulat : Utiliser les plantes et ressources naturelles de diverses manières pour prévenir et soigner, en réponse à la médecine allopathique conventionnelle dont les effets secondaires sont souvent dévastateurs pour l’homme comme l’environnement.

Constat : Je suis moi-même étudiante en Naturopathie et Herboristerie et ne saurait dire combien pour moi c’est un pilier et enjeu majeur en terme de santé dans la nouvelle médecine à venir. Cependant, il convient de poser un diagnostic précis, avec application précise et individualisation sinon cela reste une science aveugle. Non, le jus de citron+miel+eau chaude n’est pas pour tout le monde. Non, la chlorelle n’est pas pour tout le monde. Les médecines ancestrales utilisent la lecture du pouls comme diagnostic, et cela n’est pas donné à tous les praticiens, mais aller au mieux dans une approche personnalisée et cohésive est crucial. L’enseignement qui est donné varie selon les écoles, et je me considère chanceuse de pouvoir étudier avec l’Herbotheque , dont je ne saurais que vanter la qualité du contenu des cours et la qualité humaine des gens qui y travaillent.

 

Ces constats ne sont pas uniquement les miens. Ce sont ceux de millions de gens qui ne s’expriment pas car perdus, se cherchant dans la masse et les contradictions et étouffés par les fervents dévots de certains courants devenus sectaires qui s’empresseront de vous insulter si vous les contredisez ou ne suivez pas les diktats.

 L’équilibre

Dès lors, comment retrouver le dialogue et l’équilibre une fois que celui-ci a été totalement vicié et brouillé?

Couper les sources d’informations vindicatives; nous avons toujours tendance à nous chercher des maitres à penser qui exploitent nos vulnérabilités, nos peurs. Prenez soin de vous avec patience et temps, le mental, l’ego met la pression, l’âme a le temps.

Cesser de vous comparer, avec les autres et en vous-même de vous juger. Il n’y a aucune norme. Imaginez, si vous deviez faire tout ce qui est proclame plus haut en postulat et qui n’est même pas un quart de tout ce qui est affirmé ici et là par diverses sources et courants, et tout calculer, peser, quantifier, codifier ; vous y passeriez la journée et deviendrez fou. La Vie c’est tout le contraire, la Santé c’est tout le contraire.

Tout mouvement qui vous enlève votre unicité, votre pouvoir et valeur personnelle, crée un conflit en vous-même. Il vous faut aimer votre corps comme si vous l’aviez choisi  car c’est peut être réellement le cas, car il permettra le développement et l’expérience de ce monde a votre âme, que c’est votre temple et que chacun de ses souffles est une prière.

Parce que nous vivons dans une société toxique et polluée, à notre image, nous avons créé son contraire c’est-à-dire l’orthorexie, l’extrême quête de pureté, la quête de la détoxification ultime, d’une santé absolue, qui passerait presque totalement par le corps mettant de cote l’âme et l’esprit.

Parce que nous vivons dans une société sédentaire et abêtie, nous avons créé son contraire c’est-à-dire le sport comme performance, culte, exutoire.

La solution n’est ni dans un extrême ni dans un autre. La vie est équilibre.

Souvenez-vous qu’il n’y a aucune norme ni aucun modèle préconçu de santé comme de beauté. Que ce qui est nectar pour l’un peut être poison pour l’autre. Que tout est subjectif parce que vous êtes le centre du monde. Vous êtes votre propre référent.

Souvenez-vous que votre corps n’est pas fait de parties sécable, que tout communique avec tout. Souvenez-vous que votre âme et esprit sont votre gouvernail.

Considérez que la plupart de ce qui est clamé aujourd’hui en médecine moderne comme alternative n’a que quelques siècles voire moins de recul et donc de preuve et d’experience comparativement aux médecines ancestrales qui ont des millénaires de sagesse, de pratique et de conclusions.

Choissisez votre praticien plus parce que vous aimez ce qu’il est, en tant qu’être, que par ce qu’il raconte.

Je ne dis pas que l’Ayurvéda est la médecine du futur, je ne dis pas que c’est votre réponse. Je dis que la médecine du futur viendra de la cohésion de tous les systèmes de santé travaillant ensemble, et je dis que vous avez votre réponse, et qu’il existe des praticiens authentiques (en Ayurvéda, en Médecine chinoise, en Naturopathie, etc.) qui peuvent vous aider à trouver votre réponse, ce qui est juste pour vous, ce qui fait du sens en fonction de votre être et seulement votre être.

Je dis que la médecine de demain est intégrative et holistique, qu’elle écoute plus l’âme que le corps et l’âme à travers le corps. Qu’elle est plus au service de la santé, que de la maladie. Que toute maladie est un bourgeon en devenir.

Je dis que vouloir soumettre son corps à son mental est un problème d’ego.

Je dis qu’il vaut peut-être mieux être heureux et malade qu’en contrôle et soit disant santé mais apathique et stressé.

Je dis que tous ces principes énumérés plus haut ont chacun en soi une idée porteuse et un argument valable, cependant ils ont été érigés comme religions et généralisés. Ces principes peuvent trouver leur justification dépendamment de la personne et de son cas particulier, et seulement à cette condition.

Je dis qu’un aliment possède de nombreuses caractéristiques : Une ou plusieurs saveurs qui ont leur effets particuliers, un potentiel réchauffant ou refroidissant, un gout post-digestif qui aura lui aussi et surtout ses effets particuliers, un ou plusieurs effets globaux sur chaque individu et son état de santé, que tout cela peut varier selon les combinaisons avec d’autres aliments et modes de cuisson, et quelques caractéristiques propres. Il convient aussi de prendre en compte sa couleur, sa provenance, la saison, la quantité, notre désir ou aversion pour celui-ci, sa texture, s’il est préparé et mangé dans des conditions propices, etc. ; tous ces points ne sont quasiment jamais étudiés et pris en compte dans les courants actuels et encore moins dans la pseudoscience qu’est la diététique c’est pourquoi nous sommes comme des apprentis chimistes qui s’essayent et concluent sans faire cas de toutes ces subtilités pourtant essentielles.

L’ultime critère en matière de santé est l’Art de l’Application, de la spécialisation, qui consiste la préface du livre que je co-écrit actuellement avec le Dr. Soni, B.A.M.S  (Bachelor of Ayurvedic Medicine and Surgery ) et physicien Panchakarma à Bhawani Ayurveda.

Pour toute prise de contact (entretien personnel, consultations individuelles, formations, propositions de collaboration, etc.) je reste à votre  disposition et vous répondrais au mieux de mes disponibilités et de mon temps, en vous remerciant chaleureusement par avance.

 -Emmanuelle Soni-Dessaigne