Les Superaliments n’existent pas

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L’idée qu’il existe des aliments « meilleurs » que d’autres est absolument erronée. Le petit radis du jardin a autant de valeur qu’une baie de Goji. La nouvelle science qui se veut de disséquer et classifier les aliments selon leurs composants, leur valeur antioxydants etc. n’incorpore pas les critères essentiels et fondamentaux qui permettent de savoir si un aliment nous est bénéfique ou non et dans quelles proportions.

Les critères ayurvédiques comprennent entre autre le Virya ( potentiel réchauffant ou refroidissant ), le Rasa ( la saveur, le gout ), le Vipaka ( effet post digestif ), le Prabhava ( effet spécial ), …ainsi que la Nature de la personne ( Prakriti ) et son état actuel ( Vikriti ).

Chaque produit de la nature est divin à sa façon. Il n’y en a pas de meilleur qu’un autre si on sait les apprécier et les utiliser quand et comme il faut.

Il y a tout un marché autour de ces nouveaux aliments que l’on essaye de nous vendre, et ceci n’a finalement aucun sens du point de vue de la sagesse médicinale.

Il convient aussi de retracer leur utilisation traditionnelle et culturelle (quel contexte, quel dosage, etc.) afin de comprendre s’ils sont adaptés pour nous.

Pour lire plus ici.

Pour votre Santé, évitez les Jus et Smoothies

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Parlons de cette tendance qui dure. Il est maintenant très courant d’investir beaucoup d’argent dans l’achat d’extracteurs de jus, de mixeurs, de Blender…dans le but de faire ces soi-disant boissons et jus santé proclamés remèdes contre presque tout du cancer a l’arthrose aux désordres digestifs. Cette fausse vérité est tellement ancrée qu’elle est maintenant presque imprimée de manière certaine et inébranlable dans les esprits.

Eh bien, l’Ayurvéda à un autre point de vu, opposé, sur le sujet et voici pourquoi il est important de reconsidérer ces rumeurs.

En Ayurvéda, notre Agni ou feu digestif est un de nos plus précieux trésors. Il est dit que 99.9% des maladies commencent dans le corps par une mauvaise digestion, assimilation, élimination. De même, la médecine traditionnelle Chinoise tient en plus haute estime notre système digestif, le considérant comme un feu sacré.

Afin que ce feu puisse continuer de bruler et de maintenir notre santé et prolonger notre vie, il est nécessaire de lui fournir une nourriture appropriée. Les jus crus n’entrent pas dans cette catégorie. Voici pourquoi.

COMPRENDRE LA PROBLEMATIQUE

  • Les jus crus et autres concentrés sont souvent servis froids ou glacés, ce qui est un désastre pour notre digestion et notre poids.

  • Ils contiennent l’essence même des aliments rendant la préparation très lourde à digérer contrairement à ce qui est dit. « Svarasa » ou le jus d’une plante est consideré comme l’une des préparations les plus lourdes a digérer selon la pharmacopée Ayurvédique. Prenons l’exemple de la marmite mijotant sur le feu. Le feu est notre Agni, notre feu digestif. La marmite est notre estomac, prêt à recevoir la nourriture, ainsi que tous les organes associés pour la transformer. Si nous mettons de l’eau froide cela mettra du temps à bouillir. Et si, alors que l’ébullition est en cours, nous ajoutons quelque chose de similaire froid et lourd, non seulement nous allons à nouveau ralentir la cuisson mais sans doute mettre le feu aussi au ralentit, ce qui finalement conduira à prendre des heures. Similairement est notre système digestif. Il faut s’assurer dans tous les cas d’avoir digéré notre précédent repas ou boisson avant de manger/boire à nouveau, et a tout prix éviter de terminer un repas par un jus ou smoothie.
  • La combinaison alimentaire est souvent inappropriée (tel fruits sucrés et acides, légumes verts et fruits, etc. alors que les fruits doivent toujours être pris séparément), rendant encore plus complexe la digestion et requérant beaucoup d’énergie pour séparer et assimiler la préparation. Pour qu’un repas soit proprement digéré il faut que les aliments se marient ensemble (c’est pourquoi autrefois la cuisson se faisait lentement sur feu de bois ou à basse température pendant des heures afin que les saveurs et propriétés inhérentes de chaque aliment se mélangent harmonieusement) ; il faut également que les aliments soient mâchés (dois-je rappeler que boire n’est pas manger et que les enzymes digestives ne sont pas secrétées de la même manière). Mélanger de nombreuses choses différentes, aux propriétés différentes, dans un mélangeur, à haute vitesse, ne permet pas à la magie d’opérer ni aux transformations subtiles de se faire, ce qui pourtant est crucial. Tout cela conduisant éventuellement a des fermentations et une indigestion, donnant la sensation de satiété, de lourdeur, qui n’est pas de bon augure. Toute nourriture non métabolisée/non digérée correctement crée des déchets et toxines ( Ama ) qui s’accumulent et finalement s’installent profondément dans les méridiens et les tissus ( Dhatus, tel que sang, os, graisse, muscle…)  conduisant à des maladies plus sérieuses.
  • Les Smoothies sont souvent fait avec des bananes qui sont Douces et Lourdes par nature. Elles ne conviennent pas lorsque le système digestif est sensible, ni lorsque le climat dans lequel on vit est frais/froid, et de plus, si elles sont ingérées sur estomac vide comme c’est souvent le cas au petit déjeuner, elles ont la particularité de bloquer les canaux d’énergie subtils et vitaux. Elles sont également a éviter dans toute condition de prédominance Kapha, et de toxines (langue chargée, cancer, désordres digestifs, etc.).
  • Souvent, des “Superaliments” sont rajoutés tels graines de Lin/Chia, baies de goji, huile de Coco (qui est lourde à digérer et impropre à consommer en climat froid), Spiruline/Chlorelle (qui sont prohibées, comme tout produit de la mer, dans tout désordre du foie en Ayurvéda ) ; rendant la boisson encore plus lourde et complexe.
  • Les qualités ou attributs (Gunas) des jus ou concentrés sont généralement : froid, sec, rugueux (de par les fruits et légumes contenus qui ont ses propriétés post digestives – Vipaka). Ces attributs sont similaires à ceux du dosha Vata, aggravant ainsi les personnes de constitution Vata (Vata Prakriti), ou en état Vata (Vata Vikriti). Parfois, l’attribut est aussi Lourd, ce qui dans ce cas va aussi aggraver le dosha Kapha, mauvaise nouvelle pour les personnes ayant des toxines ou recherchant une perte de poids. Noter aussi qu’aucune perte de poids ne peut être durable par consommation d’aliments ou boissons de nature Froide. Malheureusement, souvent les personnes qui se tournent vers cette nouvelle tendance aux jus crus le font parce qu’elles recherchent santé et guérison de désordres digestifs, dont la cause sous-jacente est souvent un désordre Vata et/ou Kapha, ne réalisant ainsi pas qu’elles ne font qu’empirer le problème sur du long terme. Ainsi, ne tarderont pas à se manifester : gaz, ballonnements, diarrhée ou constipation, énergie et humeur variable, digestion variable, accumulation de déchets ( Ama ),  désordres articulaires et hyperlaxie, manque de concentration, insomnie, désordres nerveux, troubles hormonaux, infertilité, baisse de l’énergie vitale et dégénérescence, fatigue, etc. Il est de prime importance de regarder les attributs des aliments plutôt que leur contenu nutritionnel. C’est la base de la cuisine Ayurvédique et la clef pour comprendre comment faire de notre assiette notre meilleur allié pour la vie et notre premier médicament.
  • Ces préparations peuvent déséquilibrer le métabolisme créant des problèmes de catabolisme/anabolisme se traduisant souvent par un changement ou des fluctuations dans la silhouette, l’énergie et le poids.

TROUVER L’EQUILIBRE

Bien-sûr, les aliments crus contiennent plus de minéraux, d’antioxydants, de micronutriments et de vitamines en comparaison avec ceux cuits  (bien que certains comme la Tomate et son Lycopene voient leur contenu accroitre par cuisson). Cependant, quel est l’intérêt d’en consommer si ils ne sont ni digérer ni assimiler en bout de ligne ? L’équilibre réside dans une méthode de préparation et cuisson appropriée, suffisante pour garder notre feu digestif, assez douce pour garder l’essence de l’aliment.

Ne mélanger pas du cru et du cuit au même repas. Choisissez l’un ou l’autre, car les enzymes nécessaires a la digestion ne sont pas les même pour chacun et conduiraient à un affaiblissement du feu digestif ou une mauvaise digestion.

Les épices, sont une aide précieuse pour contrer les qualités inhérentes des jus et concentrés crus, tout en parfumant de saveurs. Au choix : poudre de gingembre sec, cannelle, cardamome, curcuma, fenouil, ajwain, etc.

Servir tiède ou à température de la pièce.

Rester dans la simplicité (carotte/betterave ou pomme/poire, etc.) simplifiera le cote dense et lourd.

Éviter de consommer en Hiver ou si votre digestion n’est pas optimale.

Essayer vos légumes en soupe légère pour changer :)


Partager c’est prendre soin.

Merci de partager l’information et de contribuer a la diffusion d’enseignements Ayurvédiques authentiques pour la Santé et la Vie.

-Dr. Manan Soni & Emmanuelle Dessaigne

Miam-Ô-Fruit : recette tendance, sans bon sens

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Si vous êtes tenté(e)s d’essayer cette recette qui fait plutôt fureur prônant perte de poids, vitalité, transit, etc. voici la vision Ayurvédique éclairant pourquoi elle est impropre à consommer de manière régulière et sur du long terme.

Aujourd’hui, il existe une infinité de modes « Santé » qui pour la plupart ne sont pas du tout adaptées pour chacun.

D’une part, parce qu’elles n’ont pas plus d’un siècle de recul, ne pouvant prouver ce qu’elles avancent, quand l’Ayurvéda est une sagesse et science de la Vie multimillénaire.

D’autre part, elles clament tel ou tel bénéfice se penchant sur le contenu vitaminique, calorique, nutritionnel, et ceci d’une manière généralisatrice, comme si cela était adapté pour tout le monde. L’Ayurvéda comprend qu’un aliment a différents paramètres à prendre en compte ( Rasa, Guna, Triguna, Prabhava, Virya, Vipaka,etc. ) et non seulement son profil scientifique.

Surtout, ce qui fait la beauté et la clef de cette compréhension, c’est qu’elle est mise en application dépendamment de la personne, selon son âge, sa constitution, son état de sante, sa digestion, et plusieurs autres critères qu’un praticien en Ayurvéda saura discerner.

Revenons donc à cette recette qui se prépare comme suit:

  • 1/2 banane écrasée à la fourchette jusqu’à la rendre liquide et légèrement brune
  • 2 cuillers à soupe d’huile de colza bio ou une cuiller à café d’huile de lin + une cuiller à soupe d’huile de sésame crue non toastée. On émulsionne l’huile dans la banane, on ne doit plus voir l’huile.
  • 1 cuiller à soupe rase de graines de lin broyées finement
  • 1 cuiller à soupe rase de graines de sésame broyées finement
  • 1 cuiller à soupe d’un mélange de 3 autres graines broyées (cajou, arachide, noix, noisette, tournesol, pépin de courge, etc. au choix)
  • 2 cuillers à café de jus de citron frais
  • Plusieurs fruits ou morceaux de fruits différents : pomme, poire, kiwi, papaye, mangue, litchi, longane, ramboutan, ananas, fraise, framboise, fruit de la passion, fruit du dragon, groseille, prune, mirabelle, pêche, abricot, mûre, airelle, corossol, pomme cannelle, etc….selon la saison et le lieu.

Démystifions-la

  • Les bananes sur estomac vide/à jeun bloquent et ferment les méridiens, ou canaux d’énergie subtils et vitaux
  • Les bananes sont lourdes à digérer et impropres à consommer en climat froid. Elles peuvent aggraver le Dosha Kapha et/ou les toxines.
  • Fruits + Huiles + Oléagineux (noix) est un mélange incompatible et lourd à digérer, encore une fois.
  • Certains fruits ne sont pas compatibles ensemble (doux et acides, par exemple)
  • Le Citron n’est pas bénéfique pour tous, par exemple pour ceux ayant des troubles digestifs, un trouble du Dosha Pitta
  • Le Cru n’est non plus pas bénéfique pour tous, idem pour les personnes ayant un désordre digestif et un déséquilibre des Doshas
  • Cette recette est globalement de nature Froide, ce qui la rend impropre à consommer lorsque le feu digestif est faible (tendance a constipation, gaz, ballonnements, irrégularités, sensation de lourdeur, etc.) et lorsque vous vivez en climat froid.+

Cette recette, contrairement à ce qu’elle clame n’est pas du tout digeste mais plutôt difficile à digérer. Si vous la digérez mal, alors vous êtes mal nourrit, donc en effet vous allez perdre du poids car aucune nutrition n’en ressort.

Au début, vous allez avoir une sensation de bien-être, le catabolisme va augmenter ce qui favorisera également peut-être une perte de poids superficielle. Mais ce n’est qu’initialement.

Si vous continuez à la consommer de manière régulière et sur du long terme, l’anabolisme va devenir prioritaire et le poids va inévitablement augmenter, conduisant à une digestion chamboulée, et un désordre métabolique, qui sera d’autant plus sérieux que si vous essayez ensuite de changer d’alimentation et d’habitudes cela sera difficile.

Conclusion

Écoutez votre corps et le bon sens, ne suivez pas les tendances. Renseignez-vous surtout avant de vous lancer dans ces nouvelles modes, allez selon votre intuition, essayez doucement ce qui vous tente vraiment et voyez si cela vous convient ou non, mentalement et physiquement.

Aucune vérité ne peut être générale, ne lisez pas la perte de poids qu’a expérimenté cette inconnue ou les multiples témoignages vantant les bénéfices, car vous êtes unique.

Votre perte de poids, votre vitalité, nécessite probablement une autre approche, personnalisée, adaptée, adéquate, Ayurvédique.


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-Dr. Manan Soni & Emmanuelle Dessaigne

Dossier : Compléments et Super-aliments, inutiles et dangereux!

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Alors qu’autrefois les étalages d’une armoire à pharmacie rassemblaient quelques compresses, gazes, onguents ou autres teintures médicinales, utilisés à bon escient et selon les besoins; de nos jours l’armoire a pharmacie s’est transformée en un mini-laboratoire scientifique et s’est déplacée…dans la cuisine ! La diversité des suppléments, alicaments, super-aliments, compléments en tout genre, est effrénée et chaotique. Laissant le consommateur chaque jour un peu plus perdu, bombardé de nouvelles études, de nouvelles promesses aussi.

J’ai moi même longtemps été adepte d’ajouter quelques compléments nutritionnels afin d’optimiser mes apports journaliers et tenter de couvrir les besoins de mon corps tout en prévenant les carences et les maladies. Et puis, au fil de mon apprentissage en herboristerie et en médecine Ayurvédique et Chinoise, je me suis rendue compte des nombreuses incohérences, absurdités et dangers liés à toute cette nouvelle pseudo-pharmacopée. Faisons le point.

 

Les compléments

Chaque jour, nous subissons un matraquage publicitaire nous prenant en étaux : l’un favorisant la peur de la maladie, l’autre promotionnant des compléments miracles. Chaque jour, les médias nous font ressentir la menace de tel ou tel désordre de santé, sachant pertinemment qu’en conséquence nous seront désireux de nous en prémunir et ainsi prêt à avaler n’importe quelle pilule, pour peu qu’elle promette quelque espoir.  Dans les deux cas, il n’est pas question de santé mais d’argent.

Oméga 3 et huiles de poisson, graines de Chia, de Lin

Ces huiles précieuses sont pourtant très instables. Supportant mal la chaleur, elles sont sujettes facilement a l’oxydation et au rancissement. La plupart des gélules ou des huiles riches en oméga 3 des rayons sont fortement oxydées , peuvent contenir du mercure et autres polluants si elles proviennent de poissons. Choisir donc une huile qui a été conservée au frais. Pour les oméga 3 pensez aussi a la mâche, aux noix de Grenoble, au saumon frais.

Les graines de Lin ou de Chia, souvent consommées non germées, contiennent des inhibiteurs d’enzyme et de l’acide phytique qui empêche l’absorption des minéraux et nutriments tant vantés. Ces facteurs sont détruits a la cuisson, mais la cuisson dénature les précieux omégas. On peut donc les utiliser crues pour leurs fibres et en tant que laxatif de lest mais il existe d’autres solutions comme l’Orme rouge, car ici les petites graines peuvent aggraver et enflammer les intestins les plus fragiles.

Probiotiques

Peut provoquer flatulences, nausées et indigestion. La plupart des probiotiques ne se rendent pas jusqu’au colon et sont détruits par les sucs gastriques. Il convient de vérifier les différentes souches contenues également. La plupart ne résistent pas à la chaleur et il y a de fortes chances que ceux des rayons ne soient plus vivants. Le Kéfir et les yaourts bio ou maison, feront bien plus l’affaire, et une seule cuillerée ira loin. A essayer aussi le Lassi, grandement prisé en Inde, yaourt dilué dans de l’eau et qui accompagne les repas et augmente la digestibilité. Et bien sur les lactofermentations, le miso, etc.

Vitamine C et Multivitamines

Il n’est pas vraiment bon de prendre des suppléments vitaminiques sur du long terme, car l’on ignore les dosages que l’on a dans son alimentation quotidienne, souvent fortifiée industriellement. Il peut être intéressant de faire des cures, si elles sont de bonnes qualité. Si vous êtes carencé en vitamines, recherchez une alimentation plus variée et plus riche. Faites attention également de vérifier si vous absorbez bien ce que vous mangez. Si vous sentez une fatigue plus chronique, recherchez une solution a long terme, comme l’Ortie en décoction.

Calcium, Magnésium, vitamine D

On nous dit qu’en prenant de l’âge le calcium a tendance a partir de nos os. On nous encourage donc à prendre des suppléments en calcium afin de pallier à cela. Et puis on nous dit de rajouter de la vitamine D pour l’absorption. Et puis du magnésium. Ou bien de consommer quantités de produits laitiers (les produits laitiers sont acidifiants, générateurs de mucosités, lourds a digérer, le lait est souvent consommé traditionnellement après avoir été chauffé et agrémenté d’épices, et en dehors des repas. De plus sous nos latitude, le lait est homogénéisé et pasteurisé c’est a dire complètement dévitalisé et impropre a être utilisé par notre corps).

En réalité, ce calcium va surtout finir par se déposer…sur nos artères. L’athérosclérose ( durcissement/calcification des artères et encombrement ), survient par accumulation de dépôts de graisses, calciums et autres déchets résiduels métaboliques. Le risque d’attaque cardiaque et cérébrale pour ceux qui prennent du calcium seul est doublé. Faites donc attention si vous ne voulez pas finir en récif de corail.  Afin de s’assurer une bonne densité osseuse, assurez vous une aliments riches en légumes verts ( qui contiennent bien plus de calcium que le lait ) ou optez pour un supplément naturel riche en divers minéraux comme le Shilajit ou l’acide fulvique, ou faites une cure de coquilles d’œufs préparées. Et surtout, pensez a la vitamine K2. C’est elle qui est indispensable a la bonne absorption des minéraux, la où il faut, et au désencombrement des artères.  On la trouve entre autre dans le natto, les aliments fermentés, les légumes à feuilles vertes, le beurre. Souvent, nous souffrons des articulations aussi parce que nous manquons de collagène, non de calcium. Essayez de faire un bouillon d’os et vous aurez tout ce qu’il vous faut pour quelques sous. Si vous souhaitez assister un enfant en croissance, renseignez vous sur la plante Bala ( Sida Cordifolia ), largement utilisée en médecine ayurvédique pour les enfants tant elle est fortifiante. Explications claires et détaillées sur le fonctionnement du calcium dans le corps ici.

Fluor

Maintes et maintes fois les dentistes, désinformés eux aussi, nous ont prescrit du fluor pour nos dents. Bien loin de les protéger, le fluor au contraire, les détruit et cause de nombreux dommages a notre squelette et notre équilibre psychique, créant même une certaine aliénation mentale. Déjà, il faut noter que c’est un des ingrédients de base du Prozac et du gaz neurotoxique Sarin. Ensuite, « le fluorure de sodium, résidu et sous-produit de la fabrication de l’aluminium est, quant à lui sans doute l’un des plus dangereux composés du fluor. C’est l’ingrédient commun aux raticides, insecticides, produits anesthésiants, hypnotiques, médicaments psychotropes, gaz de combat et… dentifrices. » Il est présent partout dans l’eau potable du robinet. Sa toxicité n’est plus a démontrer. Si vous voulez lire plus a ce sujet, ici et ici. En alternative, je suggère de faire vous-même votre poudre dentifrice (avec myrrhe, neem, amla, cannelle, girofle, lithothamme…), ou en choisir un bio, utiliser de l’huile en massage des gencives ( oil pulling ), ou encore utiliser des bâtonnets Sewak. Car ce n’est pas tant le dentifrice qui nettoie, c’est l’action de brosser ses dents.

Soja

Présentée comme la plante salvatrice pour le tiers-monde contre la malnutrition, ou comme aide contre les symptômes de la menopause voire comme substitut de lait maternel. C’est pourtant la première céréale OGM mondiale, dont la culture intensive menace l’écosystème global. Sa consommation n’est pas recommandée en grande quantité car le soja contient des inhibiteurs d’enzymes qui empêchent l’absorption des nutriments, causant aussi des troubles digestifs, des troubles de la thyroïde, ainsi que des facteurs favorisant la coagulation sanguine. Le soja est maintenant reconnu comme l’un des 8 plus grands allergènes de l’alimentation. Observez de quelle manière le soja est consommé dans les pays d’Asie. Presque toujours transformé et fermenté : sous forme de miso, tamari, tempeh, natto, tofu. Si vous pensez ne pas pouvoir vous en passer pour ses protéines, oubliez ce mythe.

Notez aussi que la plupart des enrobages pour les capsules et gélules sont fait a bases de gélatine animale ( porc ) et peuvent contenir d’autres ingrédients ( colorants, etc.).

Avez vous remarqué également comme les dosages et recommandations ne cessent de changer? Autrefois, l’on prescrivait 1500 a 2000 mg de Calcium/jour, de nos jours Santé Canada a revu ce taux a 500 mg /jour. Idem pour le cholestérol: en un jour des millions d’américains sont donc passés en hypercholestérolémie suite a un changement du taux, revu a la baisse. Taux qui varie aussi selon les pays… Bref, à force de ne voir que par les chiffres et les molécules, l’on en perd le bon sens.

 

Les suppléments

 

Je vais surtout parler de ceux sportifs et protéiniques.

Tels que whey, caseine, creatine et proteines vegan/vegetariennes. Oui un muscle a besoin de protéines pour être bien construit, mais il est totalement inutile de se supplémenter de manière outrancière. Si vous avez une alimentation équilibrée et adaptée à votre pratique sportive, il n’y a nul besoin de consommer dix shakes par jour. Vous allez seulement surchargez vos reins et risquer a long terme, une insuffisance sévère. Vous risquez aussi de graves problèmes digestifs et cardiaques, car souvent, l’alimentation sportive est trop axée sur les protéines au détriment des légumes et céréales. D’autre part, ces suppléments sont souvent mal absorbés, acidifiants ( donc déminéralisants; or il faut une bonne structure osseuse pour les muscles )  et sont issus de sous produits laitiers dans lesquels on retrouve hormones de croissances, antibiotiques, etc. Et pour les même raisons que les smoothies dont je parle plus bas, ce n’est pas une nourriture a part entière et vous auriez avantage de choisir une bonne soupe de poulet, tellement plus nutritive, ou encore une bonne soupe d’épinards et de légumineuses.

 

Les super-aliments

 

En fait, je me suis rendue compte que ce sont ceux qui sont les plus renseignés et qui prennent le plus soin de leur santé, qui sont les plus vulnérables aux « super-aliments ». Peut-être parce qu’il en découle une tendance a l’orthorexie ou peut être parce que dans cette société ou l’on est toujours dans la compétition, on cherche toujours mieux, toujours plus. Ainsi, certains aliments deviennent des « fétiches » puis sont aussitôt détrônés pour d’autres. Moi j’aime tout autant la simple ortie qui pousse dans mon jardin, que les cerises que je cueille l’été. Chaque produit de la nature est divin a sa façon. Il n’y en a pas de meilleur qu’un autre si on sait les apprécier et les utiliser quand et comme il faut. En fait, le business est juteux là aussi et même des compagnies qui semblent des plus sérieuses ou qui sont labellisées ( bio, équitable, rainforest alliance, etc. ) peuvent vendre un produit qui finalement n’a aucun sens du point de vue de la sagesse médicinale. Souvent a cheval entre la nourriture et le médicament, il convient de retracer leur utilisation traditionnelle et culturelle ( quel contexte, quel dosage, etc. ) afin de comprendre s’il sont adaptés pour nous.

 

Baies de Goji

Autant populaires qu’onéreuses, ces petites baies regorgent de nutriments et de potentiel curatif. Cependant, elles doivent toujours être d’origine biologique ou équitable, et consommées en petite quantité car elles  appartiennent à la famille des solanacées tout comme les pommes de terre et les tomates. Cette famille est assez toxique pour Vata en médecine ayurvédique, et l’on gagnerait tous a éviter une grande consommation sous peine de désordres nerveux ou musculaires. La plupart des baies de goji sont aussi importés de Chine et peuvent contenir des pesticides hautement cancérigènes.

Jus verts, smoothies

La digestion commence par la mastication. Boire, ce n’est donc pas manger, ai-je besoin de le rappeler. Les combinaisons sont souvent impropres à la digestion ( lait + yaourt, yaourt + fruits ), souvent trop sucrés ( même si ce sont des sucres naturels ), souvent de nature froide et souvent crus ( deux facteurs qui aggravent la prise de poids, l’indigestion, l’accumulation et la stagnation selon la sagesse Ayurvédique, la médecine chinoise, et ma propre expérience qui a failli détruire mon métabolisme). Même s’il sont prônés pour la détox, je pense qu’au contraire ils peuvent faire l’effet complètement inverse. Une cure de jeune hydrique uniquement basées sur des jus aura tôt fait de mettre en circulation nombre de toxines dans le sang, dont le corps ne saura quoi faire. En effet, il est démontré que les toxines ont besoin d’une matiere grasse afin d’être captées et solubilisées pour passer dans le tractus intestinal en vue d’être éliminées. D’un autre coté, autrefois les blender et autres mixeurs à haute vitesse n’existaient pas et je m’interroge quand à ce que deviennent les molécules après avoir été tournées à une aussi grande vitesse et pression. Je préfère de loin les masticateurs aux blenders. Je trouve cependant que c’est une belle manière de se désaltérer et de se nourrir lorsque l’on est affaibli ou convalescent.

Curcuma

Le sauveur universel qui semble pouvoir tout guérir grâce a sa « curcumine » ( E100, sur les étiquettes ). S’il est vrai qu’en herboristerie et naturopathie traditionnelle, ses vertus sont reconnues et utilisées depuis bien longtemps, l’usage courant et les extraits sur nos rayons sont inadéquats. Il semble que face au manque de résultats, les laboratoires l’aient reconnu et ont finalement dit que pour que le  curcuma soit absorbé, il fallait y associer du poivre noir. En fait, c est tout simplement car celui favorise la perméabilité intestinale; mais ceci favorise aussi allergies et intolérances. Regardez l’usage traditionnel du curcuma. Souvent combiné dans les plats, avec d’autres épices, et avec un peu de matiere grasse ( pour usage interne ). Vous avez la réponse. Prenez votre curcuma en poudre, bio et non irradié si possible, avec un peu d’huile bio ou au cours des repas, afin qu’il puisse vous être bénéfique et que ses molécules soient absorbées.

Chocolat cru

La mode du crudivorisme s’est approprié le chocolat, en proposant du chocolat cru a des prix exorbitants. Cependant, l’usage traditionnel veut qu’il se consomme rôti. Pourquoi? Parce que cela permet de détruire les facteurs anti-nutritionnels qui empêchent l’absorption des nutriments, et parce que cela détruit les potentiels agents microbiens, en plus de permettre de dégager tout l’arôme du cacao. Comme le café. Le chocolat « cru » n’est en plus jamais cru puisqu’il est toujours issu d’une fermentation et donc d’une certaine manière cuit par les agents bactériens ( qui sont potentiellement dangereux ), puis rôtis à une certaine température. Le vrai cacao cru est totalement blanc. A part pour une certaine origine et qualité, il n’y a aucune raison d’acheter du cacao cru et de casser son portefeuille.

Maca

Sorte de navet, consommé au Perou, traditionnellement cuit. La cuisson permettant de détruire ses propriétés goitrogènes. Il n’y a donc pas d’extase a l’utiliser cru et en poudre surtout que seulement peu d’études ont démontrées les effets bénéfiques adaptogènes et sexuels a long terme.

 

 Thé vert

Surexposé grâce a ses polyphénols, on en oublierait presque que c’est un thé et donc un stimulant. Thés et cafés ne sont pas conseillés en quantité en médecines traditionnelles car ils taxent le systeme nerveux et les surrénales. L’astringence et les tanins contenus dont le thé peuvent aggraver Vata, et provoquer ballonnements ou désordres digestifs. De plus, ils empêchent l’absorption des nutriments, notamment du fer, en se liant a ceux-ci.

Ail

L’ail est une panacée, c’est bien connu. Il tire ses vertus de l’aillicine, qui ne s’exhale que lorsque l’ail a été pillé ou écrasé permettant a l’ ailliine et l’ailliinase de se mélanger. Il faut prendre en compte qu’il favorise la fluidification du sang et qu’il a un fort potentiel réchauffant. A consommer donc de préférence cru, broyé, et accompagné d’une salade ou en quantité modérée si vous avez tendance a souffrir de problèmes liés a la chaleur ( élément Pitta ).

 

Il y a ensuite les aliments plus courants et moins exotiques que l’on essaye de ré évaluer en vantant des mérites incitant presque a la surconsommation. Comme avec toute chose aucun excès n’est bon et souvent les études ne portent que sur un élément sans prendre en compte tous les autres facteurs cruciaux qui changent totalement le résultat, car l’on ne peut diviser la partie du tout.

Ainsi j’énumère dans ma sélection la Betterave et les épinards des précieux alliés santé, qui cependant sont riches en acide oxalique et en grande consommation vont favoriser les calculs renaux et l’hyperoxalurie. Faites attention donc si vous consommez plusieurs jus verts quotidiennement et que vous êtes sujet a des problèmes rénaux.

Également le vin et le café, le premier promu pour son resveratrol dont il faudrait consommer des quantités monumentales alors qu’il suffit de manger quelques raisins frais ( le principe se trouvant dans la peau), le second pour sa caféine qui peut stimuler les fonctions cognitives et cérébrales mais dont la consommation est fortement déconseillée en médecine chinoise et ayurvédique puisque c’est un grand stimulant de l’énergie vitale, qu’il finit par épuiser en taxant les glandes surrénales. Il y a de bien meilleurs plantes pour le cerveau, comme le Brahmi; et l’Ortie pour l’énergie.

Enfin j’ajoute les choux et légumes fermentés, merveilleux pour la flore intestinale, moins salutaires pour les personnes de constitution Vata ou ayant un problème Vata (principe lié a l’air et au mouvement en médecine ayurvédique) car ils peuvent aggraver les ballonnements et l’indigestion, tout comme les pousses et germinations. Ajouter un peu d’huile pour contrecarrer cela.

 

La plante est intelligente, la gélule non

 

J’encourage autant que possible a rechercher tout ce dont le corps et le cœur ont besoin dans l’entièreté de la nature et dans les associations judicieuses d’aliments et de plantes entre elles. Une plante ou une herbe ne comprend pas que des nutriments qu’il faut extraire, mais toute une synergie d’éléments et  une nature ( réchauffante ou refroidissante ), une saveur ( amère, sucré, salé… ) , des effets ( calmante, circulatoire…), des propriétés (liquide, visqueuse, sèche,…) , des potentiels, et une aura, son énergie propre et subtile. Tout cela est a prendre en compte afin de savoir si elle sera appropriée a votre nature et/ou votre condition. La médecine Ayurvédique explique aussi que c’est par la saveur, ce que l’on ressent avec notre gout, que l’on fait connaissance avec la plante et que son action commence a s’opérer. Notre ressenti dira a notre corps ce qu’il doit faire. Avec la gélule, le message passe donc moins bien.

De plus, prendre des extraits standardisés favorise les effets secondaires et augmente les contre-indications et a des conséquences néfastes sur écosystème en ne favorisant pas la consommation locale et raisonnée.

Prenons aussi le problème a la racine, nous n’aurions pas besoin de nous soucier de supplémenter nos apports si notre nourriture n’était pas carencée a l’origine. Fruit de traitements chimiques, elle arrive dans notre assiette dénaturée, dévitalisé et contaminée. C’est donc plus sur la qualité de nos aliments que l’attention doit se porter en premier lieu.

 

Mot de fin

 

Comprenez moi, je suis absolument pour la prévention et la supplémentation si tant est qu’elle vous est adaptée, pertinente et basée sur des produits, sains, naturels, avec des modes de préparation qui ont fait leur preuve ou dont la traçabilité des produits est transparente. Chaque hiver, je fais moi-même une cure de plantes pour le système immunitaire ( Astragale, Reishi, Schizandra, Ortie etc.) et chaque printemps j’aide mon foie avec des toniques hépatiques et lymphatiques ( Bardane, pissenlit, artichaut, etc.). J’ai aussi dans mes placards du vinaigre médicinal d’ail pour les coups de froid et j’aime agrémenter mes plats de curcuma pour la couleur, le goût et les bienfaits, accompagné de jus d’herbe fraichement pressé maison!

Ce dont je parle ici, c’est de cette science moléculaire toute récente qui n’a pas encore le recul nécessaire, ni les moyens de comprendre toutes les interactions et les implications des composés chimiques qu’elle manipule comme le feraient des apprentis sorciers. Souvent, il n’y a aucune absorption des produits qui ne font que passer le tractus digestif et intestinal car ils ne sont pas biodisponibles. De plus, il est bien trop réducteur de conscrire les bienfaits d’une plante ou herbe médicinale aux substances qui la forment et d’autre part, il est aberrant d’affirmer avec certitude que tel adjuvant fera tel effet. C’est nier l’individualité et l’unicité de chaque être humain, dont les besoins et réactions sont fondamentalement différentes, et donc contraire au principe de la sagesse médicinale qui veut que chaque diagnostic soit spécifique et spécialisé.

La commercialisation aveugle et massive, la transformation et l’usage inapproprié des plantes, les pseudo « découvertes » inconstantes, ne se font qu’au profit des grandes corporations et au détriment de notre pouvoir personnel – nous infantilisant et rendant dépendant des produits,  aggravant les problèmes environnementaux. Nous sommes responsables de notre santé et devons redécouvrir les sagesses et utilisations ancestrales, savoir écouter nos ressentis et besoins, se re-familiariser avec les plantes en cessant de rechercher la facilité.

J’espère que cet article vous aura permis de démystifier ce sujet, afin que vous fassiez des choix sereins et avisés.

Source(s)
Article sur la manipulation des lobbys pharmaceutiques
Pourquoi le Curcuma ne marche pas, Julien Venesson
Superfood are bullshit, Todd Caldecott
Alternativesante.fr