Ayurvéda, Allopathie et autres médecines

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Notre but n’est pas de diviser la médecine moderne et l’Ayurvéda, ni de discriminer l’une au profit de l’autre. Au contraire, nous sommes convaincus que le futur viendra de l’union du meilleur de toutes les disciplines et d’un respect mutuel et profond, dans la compréhension et l’intégration, puisque la médecine allopathique est aussi fille de l’Ayurvéda.

Ici, nous allons simplement mettre en lumière certaines différences ou similarités dans l’approche afin que vous ayez l’opportunité du choix et toutes les informations pour réfléchir. Chaque système de traitement a des points et caractéristiques uniques, ainsi que des limites, et il est essentiel d’enrichir notre connaissance et de regarder dans les concepts des autres systèmes médicinaux et médicaux.

Être Docteur en Ayurvéda signifie avoir la connaissance non seulement de la médecine Ayurvédique mais également Unani ( Médecine Greco-Arabe ), du Yoga ( voir article Ici ), et de la science moderne incluant : Nutrition, pharmacologie clinique, infection, pulmonologie, gastro-entérologie, néphrologie, neurologie, oncologie, psychiatrie, génétique, immunologie, cardiologie, hépatologie, endocrinologie, hématologie, rhumatologie, médecine environnementale, soins d’urgences et d’autres spécialités qui divisent les branches de la médecine moderne. L’étude de la science moderne est obligatoire pour le doctorat en médecine Ayurvédique et elle ne fait que renforcer la beauté de L’Ayurvéda et ses principes dans un monde tel que le nôtre.

L’AYURVEDA ET LA MEDECINE MODERNE

Un but à long terme

L’occident recherche souvent une detox rapide, une pilule miracle, quelque chose qui résoudrait tout très vite, compensant des années de problèmes, d’alimentation et style de vie impropre. Cette approche brusque et brutale ne fait pourtant qu’aggraver les troubles tels qu’il soit car rien dans la Nature ne fonctionne avec force et temps et patience sont requis si l’on veut résoudre les problèmes jusqu’à la racine. Lorsqu’un nettoyage est fait trop sévèrement, trop fortement et trop rapidement, cela ne fait que ramener les toxines en circulation et charger le corps au point que celui-ci ne peut plus les traiter et que les organes en sont affaiblis et alourdis. Il existe également en Ayurvéda des remèdes rapides mais qui sont utilisés uniquement pour des cas urgents et spécifiques et selon un protocole particulier par la suite afin de rétablir l’équilibre à long terme. Lorsque l’on traite la cause racine non seulement on traite la maladie mais on prévient toute récurrence.

Le role de la Spiritualité

La dépression, le stress, l’anxiété sont des troubles communs qui nous affligent. Souvent, ils sont utilisés pour expliquer ou justifier des réactions du corps que la science ne peut expliquer et a l’inverse, un corps en déséquilibre amène des déséquilibres mentaux. Le corps et l’Esprit sont unis, intriqués, et cherchent à travailler ensemble de manière optimale dans un partenariat pour la vie, sans quoi plusieurs pathologies se développent et avec le temps, affectent l’être tout entier.

Le Cancer, maladie du Siècle, est principalement dû à un manque d’hygiène dans le style de vie ou l’alimentation et a un déséquilibre dans nos émotions et notre spiritualité. Sans travailler sur le facteur Esprit dans chaque maladie, celle-ci va de nouveau survenir. Rien dans le corps ne peut rester si l’Esprit ne le permet pas, consciemment ou inconsciemment.

La médecine moderne met de côté cela et confond la spiritualité avec la religion ou les médecines alternatives, alors que c’est un point central pour toute guérison. La source de tous maux n’est pas matérielle, les manifestations physiques ne sont que les enfants d’un problème plus profond. Si des éléments ponctuels et extérieurs peuvent provoquer une maladie (Virus, etc.) c’est que quelque chose a permis cette intrusion. Ainsi, il n’est que perte de temps et errance que de se battre contre la manifestation des symptômes sans aller à la source du problème. Il est important d’aller voir la personnalité du patient, ses tendances négatives, acquises ou héritées.

Un autre point est le Karma. Sans cette vision, le monde n’est qu’un lieu injuste ou les gens sont pauvres, riches, handicapés, ou des enfants ont le cancer ou sont exploités sexuellement, ou d’autres sont célèbres et adulés, etc. La vie n’étant ainsi qu’un jeu aléatoire ou vous pouvez être chanceux ou ne pas l’être. Le Karma aide à comprendre et éclairer les lois universelles dans lesquelles tout se produit pour une raison, ou il n’y aucune place pour le Hasard. Le Karma nous permet de réaliser que ce à quoi nous faisons face et ce que nous expérimentons dans notre vie est la conséquence de nos actions, de toutes nos vies cumulativement, et que nous sommes ici pour la compréhension et l’évolution de notre Âme à travers des expériences nécessaires à celles-ci qui nous sont fournies par les situations dans lesquelles nous sommes.

Le remède à la douleur, est dans la douleur.

Rumi

Le corps: un ensemble insécable

Le corps est une entité globale dont les parties ne peuvent être prises individuellement, parce qu’elles travaillent ensemble en interdépendance et harmonie. A nouveau, prenons l’exemple d’une voiture. Lorsqu’une piece importante ne marche plus, c’est la voiture entiere qui est a l’arret. Les traitements Ayurvédiques prennent toujours en compte tous les aspects de l’être. La médecine moderne ne fait que commencer à réaliser et incorporer ce concept, sortant progressivement hors de la noirceur de la spécialisation ou un organe est pris indépendamment et séparément du tout pour être analysé et traité. Ce concept manque à comprendre que pas même une seule cellule ne peut fonctionner par elle-même sans communiquer ; similairement, si un organe est affaibli ou déséquilibré, c’est toute la chaine qui s’en ressent. Oui, la vie continue toujours car le corps est une machine incroyable pouvant supporter beaucoup de traumas, mais inévitablement la dégénérescence et les désordres vont commencer à se manifester. Le corps humain est si complexe que de vouloir le délimiter est artificiel.

De l’importance du style de vie et de la prévention

Dans la médecine moderne, la maladie n’est traitée qu’après apparition des symptômes, alors que dans la vision Ayurvédique cela se manifeste à un stade déjà avancé ou la maladie progresse rapidement si elle n’est pas prise en charge. A ce stade, il est plus difficile de la traiter et de la guérir. Il est ainsi évident que la prévention de toutes les manières possibles dans une routine personnalisée et individualisée est de la plus grande importance. Les savants Ayurvédiques sont à même de diagnostiquer les troubles à leur genèse ( Samprapti ), bien avant que des complications plus sérieuses ne commencent. L’Ayurvéda classifie l’évolution d’une maladie en 6 stades. Les méthodes de diagnostics modernes ne sont capables de détecter un problème qu’aux stades 5 et 6. La médecine est à la fois Art et Science, malheureusement l’Art de Vivre trouve rarement sa place dans la médecine moderne et en pratique.

Le Diagnostic

Non seulement l’Ayurvéda mais également de nombreuses médecines utilisent le Pouls comme méthode de diagnostic suprême alors qu’elle est inexistante en médecine moderne où sont utilisés des équipements et procédures invasives ( prises de sang, etc. ). Cependant, les investigations modernes tels que résultats de laboratoires peuvent assister ou être interprétés en termes Ayurvédiques et utilisés comme paramètres pour observer les effets d’un traitement ou en consolider les principes.

Les effets secondaires

Même les traitements Ayurvédiques peuvent avoir des effets secondaires et indésirables tels que: nausée, insomnie, migraines, diarrhée, etc. mais ceux-ci sont compris par le corps et ne sont que ponctuels, sans danger sérieux si bien supervisés.

Les traitements allopathiques conventionnels s’accompagnent presque toujours d’effets secondaires qui vont aller déséquilibrer une autre partie du corps ou de l’Esprit. Prenons l’exemple de la Chimiothérapie. Le bon sens dirait que lorsque quelque chose est affligé et affaibli, il convient de le renforcer. C’est la question cruciale et controversée actuellement dans la façon de traiter le Cancer en médecine moderne, puisque la Chimiothérapie vise à affaiblir le corps pour enlever l’affliction et de nombreuses personnes meurent non du cancer mais de la chimiothérapie. Oui, certaines s’en sortent, mais sont elles aussi fortes qu’avant, et quels ont été les sacrifices ? Cette approche est à l’oppose de celle Ayurvédique, qui vise toujours à renforcer afin que le corps comprenne comment se guérir lui-même.

Les symptômes et la cause

La médecine Allopathique concentre principalement ses efforts pour régler les symptômes et non la cause. En Ayurvéda nous travaillons non seulement sur les symptômes mais il existe en tout 6 différents principes pris en compte.

Pour résumer:

      • La terminologie diffère, avec ou sans corrélation ou synonymes en termes modernes
      • L’anatomie et la physiologie diffère
      • La pathogenèse et la méthode de diagnostic diffère
      • L’Ayurvéda et de nombreuses médecines travaillent avec le concept d’énergie vitale, Prana ou Qi, alors que la médecine moderne rejette ou néglige ce concept d’énergies, de méridiens, de chakras, et d’Âme.
      • La science moderne voit le corps comme fait d’unités spécialisées alors que l’Ayurvéda voit le tout comme un ensemble inter relié
      • La médecine moderne vise principalement les symptômes et non la cause
      • L’Ayurvéda n’a que peu ou aucuns effets secondaires alors que la médecine moderne n’a que trop d’effets collatéraux
      • Les cours de médecine n’incluent pas ou peu les autres systèmes et médecines, ainsi que la nutrition, la prévention et le style de vie qui ont un rôle clé. Un diplôme Ayurvédique comprend tout dans une approche holistique.

L’AYURVEDA ET LES AUTRES MEDECINES

La quête d’un remède est celle de l’homme depuis les âges primitifs, pour alléger ses souffrances et pallier à l’âge et la dégénérescence. Cela a commencé avec l’apprentissage de la Nature et de ses lois et applications, qui se sont transmis de générations en générations : des âges de la transmission orale à la transcription sur papier ou sur logiciels de nos jours. Nous avons adapté nos connaissances à nos conditions environnementales et écologiques. Ainsi, différents systèmes ont vu le jour et évolués de par le monde, ayant tous l’Ayurvéda comme tronc commun et ancestral, l’Ayurvéda existant depuis des temps immémoriaux, depuis l’existence de la vie elle-même.

Voici une brève comparaison dans les approches, vous remarquerez à l’évidence que ce ne sont que les branches d’un même arbre:

      • Yoga : croit en l’existence d’un Dieu, d’une Source et d’un soi superieur. Croit que le salut vient d’une maitrise intérieure et que toutes les maladies sont dues à une identification erronée avec ce que l’on croit être soi ( En Ayurveda, Sushruta dit de même que la source ultime de toutes les maladies réside dans une déconnection avec notre nature divine, tombant dans l’illusion de la séparation) . Contrairement aux systèmes médicaux où un agent externe tient lieu de correctif, ici c’est le patient lui-même qui par une discipline et des efforts constants peut se guérir.  Livre de reference : Hatha Yoga Pradipika
      • Naturopathie : croit que la guérison vient de l’harmonie avec la Nature et ses lois et utilise la nature pour guérir, suivant les principes d’une routine quotidienne et saisonnière, et des codes et pratiques de vie naturelle.

Avicenna (Ibn Sina) (c.980—1037), un mathématicien Perse reconnu comme l’un des penseurs et écrivain les plus illustres de l’Age d’Or Islamique. Le Canon de la Médecine : le scientifique Avicenna opérant sur une femme, outils en haut a gauche.

      • Unani : Médecine Greco-Arabe. Tout comme l’Ayurvéda, travaille avec le concept d’humeurs ( Doshas ),comprend la théorie d’éléments fondamentaux ( PanchaMahabuta ), utilise des préparations minérales/herbales/animales, utilise le pouls/urines/selles pour diagnostic. Livres de reference: The canon of medicine from Avicenna, Al Tabreef, Kitabul manzeer, Kitabul kulliyat.
      • Siddha : La médecine des saints Indiens, travaille avec le concept d’humeurs ( Doshas ),comprend la théorie d’éléments fondamentaux ( PanchaMahabuta ), diagnostique utilisant le pouls, la langue, les yeux, les urines, les selles, la voix… utilise des composes minéraux et certains herbaux, travaille beaucoup avec le Mercure. Livres référence : Agastyar, Teriyar, Bhogar, Tirumutar.
      • Amchi Système – Sowa  rigpa  : Médecine tibétaine, comprend le concept de Doshas et d’éléments fondateurs, diagnostique utilisant le pouls, la langue, les yeux… Reference : RGyud-bzi.

Le concept Tibetan de sante/maladie a été illustré sous forme d’un arbre dans le rGyud-bZhi.

      • MTC – Médecine traditionnelle chinoise: Comprend le concept d’éléments fondateurs, et que le déséquilibre vient d’un déséquilibre entre ces éléments dans le corps. Diagnostique utilisant le pouls, la langue, etc. Utilise les plantes et herbes pour traiter les maladies, travaille avec les points vitaux (Acupuncture, en Ayurvéda cela se nomme la Marmathérapie ), etc.
      • Homéopathie : Utilise les lois de la Nature et la Nature pour guérir selon la loi des similarités et des contraires

Sans oublier de nombreux autres systèmes tels que la médecine Maya, la médecine Amérindienne, et toutes les sagesses et astuces de nos ancêtres.

Pour conclure et souligner à nouveau, l’Ayurvéda n’accepte ni ne rejette toute autre médecine, mais plutôt aspire à l’union des pratiques, des peuples, des cultures et des religions, pour le bien-être de l’homme et de la Nature.


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-Dr. Manan Soni & Emmanuelle Dessaigne

Pour votre Santé, évitez les Jus et Smoothies

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Parlons de cette tendance qui dure. Il est maintenant très courant d’investir beaucoup d’argent dans l’achat d’extracteurs de jus, de mixeurs, de Blender…dans le but de faire ces soi-disant boissons et jus santé proclamés remèdes contre presque tout du cancer a l’arthrose aux désordres digestifs. Cette fausse vérité est tellement ancrée qu’elle est maintenant presque imprimée de manière certaine et inébranlable dans les esprits.

Eh bien, l’Ayurvéda à un autre point de vu, opposé, sur le sujet et voici pourquoi il est important de reconsidérer ces rumeurs.

En Ayurvéda, notre Agni ou feu digestif est un de nos plus précieux trésors. Il est dit que 99.9% des maladies commencent dans le corps par une mauvaise digestion, assimilation, élimination. De même, la médecine traditionnelle Chinoise tient en plus haute estime notre système digestif, le considérant comme un feu sacré.

Afin que ce feu puisse continuer de bruler et de maintenir notre santé et prolonger notre vie, il est nécessaire de lui fournir une nourriture appropriée. Les jus crus n’entrent pas dans cette catégorie. Voici pourquoi.

COMPRENDRE LA PROBLEMATIQUE

  • Les jus crus et autres concentrés sont souvent servis froids ou glacés, ce qui est un désastre pour notre digestion et notre poids.

  • Ils contiennent l’essence même des aliments rendant la préparation très lourde à digérer contrairement à ce qui est dit. « Svarasa » ou le jus d’une plante est consideré comme l’une des préparations les plus lourdes a digérer selon la pharmacopée Ayurvédique. Prenons l’exemple de la marmite mijotant sur le feu. Le feu est notre Agni, notre feu digestif. La marmite est notre estomac, prêt à recevoir la nourriture, ainsi que tous les organes associés pour la transformer. Si nous mettons de l’eau froide cela mettra du temps à bouillir. Et si, alors que l’ébullition est en cours, nous ajoutons quelque chose de similaire froid et lourd, non seulement nous allons à nouveau ralentir la cuisson mais sans doute mettre le feu aussi au ralentit, ce qui finalement conduira à prendre des heures. Similairement est notre système digestif. Il faut s’assurer dans tous les cas d’avoir digéré notre précédent repas ou boisson avant de manger/boire à nouveau, et a tout prix éviter de terminer un repas par un jus ou smoothie.
  • La combinaison alimentaire est souvent inappropriée (tel fruits sucrés et acides, légumes verts et fruits, etc. alors que les fruits doivent toujours être pris séparément), rendant encore plus complexe la digestion et requérant beaucoup d’énergie pour séparer et assimiler la préparation. Pour qu’un repas soit proprement digéré il faut que les aliments se marient ensemble (c’est pourquoi autrefois la cuisson se faisait lentement sur feu de bois ou à basse température pendant des heures afin que les saveurs et propriétés inhérentes de chaque aliment se mélangent harmonieusement) ; il faut également que les aliments soient mâchés (dois-je rappeler que boire n’est pas manger et que les enzymes digestives ne sont pas secrétées de la même manière). Mélanger de nombreuses choses différentes, aux propriétés différentes, dans un mélangeur, à haute vitesse, ne permet pas à la magie d’opérer ni aux transformations subtiles de se faire, ce qui pourtant est crucial. Tout cela conduisant éventuellement a des fermentations et une indigestion, donnant la sensation de satiété, de lourdeur, qui n’est pas de bon augure. Toute nourriture non métabolisée/non digérée correctement crée des déchets et toxines ( Ama ) qui s’accumulent et finalement s’installent profondément dans les méridiens et les tissus ( Dhatus, tel que sang, os, graisse, muscle…)  conduisant à des maladies plus sérieuses.
  • Les Smoothies sont souvent fait avec des bananes qui sont Douces et Lourdes par nature. Elles ne conviennent pas lorsque le système digestif est sensible, ni lorsque le climat dans lequel on vit est frais/froid, et de plus, si elles sont ingérées sur estomac vide comme c’est souvent le cas au petit déjeuner, elles ont la particularité de bloquer les canaux d’énergie subtils et vitaux. Elles sont également a éviter dans toute condition de prédominance Kapha, et de toxines (langue chargée, cancer, désordres digestifs, etc.).
  • Souvent, des “Superaliments” sont rajoutés tels graines de Lin/Chia, baies de goji, huile de Coco (qui est lourde à digérer et impropre à consommer en climat froid), Spiruline/Chlorelle (qui sont prohibées, comme tout produit de la mer, dans tout désordre du foie en Ayurvéda ) ; rendant la boisson encore plus lourde et complexe.
  • Les qualités ou attributs (Gunas) des jus ou concentrés sont généralement : froid, sec, rugueux (de par les fruits et légumes contenus qui ont ses propriétés post digestives – Vipaka). Ces attributs sont similaires à ceux du dosha Vata, aggravant ainsi les personnes de constitution Vata (Vata Prakriti), ou en état Vata (Vata Vikriti). Parfois, l’attribut est aussi Lourd, ce qui dans ce cas va aussi aggraver le dosha Kapha, mauvaise nouvelle pour les personnes ayant des toxines ou recherchant une perte de poids. Noter aussi qu’aucune perte de poids ne peut être durable par consommation d’aliments ou boissons de nature Froide. Malheureusement, souvent les personnes qui se tournent vers cette nouvelle tendance aux jus crus le font parce qu’elles recherchent santé et guérison de désordres digestifs, dont la cause sous-jacente est souvent un désordre Vata et/ou Kapha, ne réalisant ainsi pas qu’elles ne font qu’empirer le problème sur du long terme. Ainsi, ne tarderont pas à se manifester : gaz, ballonnements, diarrhée ou constipation, énergie et humeur variable, digestion variable, accumulation de déchets ( Ama ),  désordres articulaires et hyperlaxie, manque de concentration, insomnie, désordres nerveux, troubles hormonaux, infertilité, baisse de l’énergie vitale et dégénérescence, fatigue, etc. Il est de prime importance de regarder les attributs des aliments plutôt que leur contenu nutritionnel. C’est la base de la cuisine Ayurvédique et la clef pour comprendre comment faire de notre assiette notre meilleur allié pour la vie et notre premier médicament.
  • Ces préparations peuvent déséquilibrer le métabolisme créant des problèmes de catabolisme/anabolisme se traduisant souvent par un changement ou des fluctuations dans la silhouette, l’énergie et le poids.

TROUVER L’EQUILIBRE

Bien-sûr, les aliments crus contiennent plus de minéraux, d’antioxydants, de micronutriments et de vitamines en comparaison avec ceux cuits  (bien que certains comme la Tomate et son Lycopene voient leur contenu accroitre par cuisson). Cependant, quel est l’intérêt d’en consommer si ils ne sont ni digérer ni assimiler en bout de ligne ? L’équilibre réside dans une méthode de préparation et cuisson appropriée, suffisante pour garder notre feu digestif, assez douce pour garder l’essence de l’aliment.

Ne mélanger pas du cru et du cuit au même repas. Choisissez l’un ou l’autre, car les enzymes nécessaires a la digestion ne sont pas les même pour chacun et conduiraient à un affaiblissement du feu digestif ou une mauvaise digestion.

Les épices, sont une aide précieuse pour contrer les qualités inhérentes des jus et concentrés crus, tout en parfumant de saveurs. Au choix : poudre de gingembre sec, cannelle, cardamome, curcuma, fenouil, ajwain, etc.

Servir tiède ou à température de la pièce.

Rester dans la simplicité (carotte/betterave ou pomme/poire, etc.) simplifiera le cote dense et lourd.

Éviter de consommer en Hiver ou si votre digestion n’est pas optimale.

Essayer vos légumes en soupe légère pour changer :)


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-Dr. Manan Soni & Emmanuelle Dessaigne

Les « maladies » n’existent pas

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En ces temps modernes troublés, il est important d’ouvrir des horizons et de considérer tous les points de vue avant de poser un “diagnostic” sur une personne. Nous allons parler ici du point de vue de la médecine ancestrale Ayurvédique et de son approche à la fois corporelle et spirituelle. Nous allons parler non dans un but d’opposition mais afin de comprendre les divergences d’approches pour mieux unifier les médecines, élargir la vision et prendre le meilleur de tout ce qui existe en médecine dans une visée intégrative.

Selon la médecine allopathique, les maladies sont regroupées par leurs symptômes et sous des causes dont la terminologie est issue. Un patient ayant donc les mêmes symptômes dans un ensemble se verra désigné comme ayant “X” maladie(s) et devant suivre “X” protocole.  Ainsi, les patients sont pris en charge en fonction du « groupe » de maladie auquel ils ont été diagnostiqué appartenir, un ou plusieurs. Il y aura donc des personnes atteintes du “Cancer”, de “Lyme”, du “Diabète”, etc.

Non que cette appellation n’ai pas de fondement et ne soit pas éclairante, mais elle est limitée dans sa compréhension et par le traitement ou le protocole proposé consécutivement qui est ainsi la plupart du temps le même pour tous (dosage variant et quelques autres paramètres).

En Ayurvéda, l’approche et sensiblement différente. Chaque patient est traité en fonction de ce qu’il EST et non pas de ce qu’il A.

Cette approche est différente dans le sens individuelle et non systémique. Dans cette vision, les symptômes sont une manifestation, et la manifestation d’une personne à l’autre peut, certes, sembler similaire, cependant la cause ainsi que le traitement/protocole qui en découle est toujours absolument individuel.  Ainsi, deux patients atteint de Cancer, de Lyme ou de Diabète d’un point de vue allopathique, n’auront absolument pas les mêmes traitements et ne seront pas diagnostiqués comme ayant la même maladie.

Le système de diagnostic allopathique a ses lacunes dans une générale incapacité de diagnostiquer les maladies bien avant leurs manifestations, car les outils de “dépistage” actuels ne sont pas autant aboutis pour ce faire. De son côté, l’Ayurvéda utilise la lecture du pouls comme diagnostic, méthode non invasive, permettant de détecter les maladies à leur stade précoce ainsi que leur probables schémas d’évolution, leurs racines et les relations entre les divers symptômes. L’enjeu aujourd’hui est d’aller vers une démarche holistique plus que spécialisée, et de faire cohabiter les deux. Ainsi, des analyses allopathiques seront un outil de plus pouvant affirmer un diagnostic ayurvédique ou suivre son évolution.

Il convient également de parler de la racine spirituelle. Toute maladie ne s’engramme dans le corps que s’il elle a au préalable fait ses racines dans l’âme, dans les autres corps subtils. Il faut donc considérer le corps et l’esprit comme une unité en symbiose pour chaque traitement, et cela, à nouveau, est individuel.

Nous en revenons toujours à nous, aux profondeurs auxquelles nous nous rencontrons, nous nous aimons, nous nous acceptons, nous nous respectons, nous nous écoutons, nous nous faisons confiance.

Le cancer tout comme les maladies dites « épidémiques », ou « chroniques » n’est pas un fléau, c’est le reflet d’une société où les êtres ont oublié profondément leur nature et leurs potentiels, c’est un message comme toute maladie qui amène à une remise en question de nombreux systèmes de pensées tout comme de soins.

Plus on essaiera d’attaquer avec des méthodes autres que l’amour, la compréhension, l’accueil, la compassion, plus on ne tuera que la vie.

La maladie n’est pas quelque chose à combattre c’est quelque chose à inviter, à entendre. Nous sommes dans une société où nous combattons, rejetons, résistons, nous combattons pour presque tout : la beauté, la richesse, la réussite…comme un chien qui se mordrait la queue à la recherche de lui-même, parce que nous croyons devoir combattre quand toute guérison réside dans l’accueil, la compassion, l’écoute et l’entendement. Comprenez bien, nous ne pouvons guérir avec les mêmes méthodes et façon d’agir et de pensées que celles qui ont créé la maladie.

Tant que nous continuerons dans nos luttes intestines manifestées à petite comme grande échelle nous n’irons pas vers cette sérénité et libération qui nous attend et nous est inhérente, intrinsèque.

La maladie n’est ni une fatalité ni une plaie c’est une invitation, c’est à vous de la saisir, de prendre par la main cette expérience et d’aller avec elle où elle veut nous emmener, souvent le chemin semble sombre mais vous êtes la lumière pour éclairer toutes ces noirceurs. Sans condamnation, sans jugement, sans gravité.

Il est important que chaque patient puisque comprendre profondément ce qui l’affecte, car la compréhension personnelle est clef dans tout processus de guérison.

Les médecines ancestrales voient la “maladie” comme un état de déséquilibre corps et esprit ayant un point ou des points névralgiques qu’il convient de mettre au jour et entrainant en conséquence d’autres problèmes dans sa chute.

Pour terminer, en effet, les maladies existent, cependant pas telle que nous les concevons actuellement, actuellement dans une médecine moderne qui spécialise un peu trop, qui limite l’imbrication corps/esprit, et qui est majoritairement généralisante et systémique, avec son lot d’émotions, de connotations et de condamnations. De plus, la « maladie » envoie implicitement une notion « d’extérieur », d’apitoiement, nous posant en victime, inférant une notion de gravité en place d’opportunité et de responsabilité. Nous voyons ainsi le médecin comme un Sauveur, laissant entre ses mains la responsabilité de notre santé alors que, je cite, « guérir de la maladie c’est aussi guérir du médecin. », il n’est ici nul question de s’infantiliser. Il faut aussi comprendre que la Vie n’est pas un laboratoire injuste, hasardeux. Tout est de raison d’etre et divinement orchestré.

Et comme il existe autant de maladies donc que de personnes, car chaque déséquilibre est profondément unique, nous pourrions même conclure que soit nous nous disons tous malades, soit nous nous disons tous sur le chemin de l’expérience et de la libération.

Dr. Manan Soni & Emmanuelle Soni-Dessaigne

Article originel ici.

De l’Éveil

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J’entends de nombreuses personnes se prétendre « éveillées ».  Cela veut donc dire qu’il y a « les autres » = sous-entendu non éveillés = endormis = connotés « imbéciles » ?

 

Tout ce qui relève d’un jugement ou de la comparaison n’est pas de l’éveil. Nous sommes tous dans des sortes d’ornières a différents niveaux, et il nous appartient simplement d’ouvrir les yeux pour réaliser ce que nous sommes réellement, et de tout temps. Il n’y a donc pas d’éveillés et d’endormis, juste des personnes à divers stades permettant l’une l’autre de se révéler. Vous ne sauriez pas qui vous êtes sans cet autre que vous abhorrez, sans ces frictions et interactions. Vous oubliez que vous êtes tout ce qui est et tout ce qui est est vous. Etiquetter n’a aucun sens et ne tient la comparaison d’aucune manière, mais du point de vue de notre illusion, qui est souvent dichotomique et manichéenne, cela semble en avoir. Chaque fleur fleurit dans ses propres conditions : un sol aride, rocailleux, ou une tourbe humide des marais…les conditions de la floraison tout comme l’heure de celle-ci diffèrent selon chacun et chacun est amené à fleurir en sa saison.

Existe-t-il des critères à l’éveil, si oui, qui les a listés quelque part? N’est pas simplement faire confiance et se laisser porter par la vie dans l’Accueil, la Gratitude et l’Amour ? Ce n’est pas un état ayant un début et une fin, c’est un processus alchimique permanent , qui devient au fur et a mesure qu’il se crée, se transforme.

 

Je vois de nombreuses personnes se disant « éveillées » se prosterner devant telle icône, divinité, guru, se revendiquer de tel ou tel maitre à penser, de tel ou tel courant de connaissances.
 

C’est de tout temps, l’homme se plait devant des symboles, des « dieux » externes, des idoles.

Dès lors que le regard se tourne plus vers l’extérieur que l’intérieur, l’œil ne voit rien que ses projections et illusions. Il existe évidemment de magnifiques ouvrages et de magnifiques auteurs, mais ce sont toujours la créature au lieu du créateur, il faut donc les respecter mais non les adorer ni les ériger en vérité au-delà de celle qui vous est propre. Lire sur quelque chose ce n’est pas en faire l’expérience. Lire sur un plat, c’est loin de contenir toutes les sensations que manger celui-ci peut procurer. Il n’y a besoin d’aucun intermédiaire ou interprète entre vous et la Source, car il n’y a aucune séparation!

C’est une expérience directe. Dieu se trouve moins dans les temples et églises que dans les cœurs, moins dans les livres que dans un sourire d’enfant ou une fleur égarée.

 

Je vois beaucoup de personnes « éveillées », se croire emplies d’une mission divine qui serait supérieure hiérarchiquement.

 

Chaque vie a son importance. De la fourmi a l’astronaute. Chacun a fait des choix bien spécifiques et a reçu les conditions pour mener à bien ceux-ci, qu’ils soient de peindre ou de tenir un foyer ou de faire les deux à la fois. Il n’existe aucune hiérarchie. À nouveau et ultimement, l’expérience n’est pas de « faire » ou de « devenir » mais d’être. Vous n’emporterez pas vos diplômes, vos médailles, vos fiches de paye, vos biens immobiliers…vous emporterez vos expériences, l’amour que vous avez mis en chaque chose, les libérations que vous avez entreprises.

Il n’y a aucune échelle de valeur spirituelle entre un enseignant, conférencier, pilote de ligne, chasseur ou cireur de chaussures… La spiritualité n’est en rien liée à la profession. L’enseignement que l’on reçoit est dans chaque expérience, propre à chacun, puis se distille par un mot, un sourire, une main tendue, tout autant que par des livres ou des conférences, car c’est la pratique de ce que l’on vit au jour le jour et non la théorie qui nous passe à travers le fer et la flamme, qui nous éprouve et qui nous libère.

 

Je vois beaucoup de personnes « éveillées », se regrouper entre elles et éviter de se mêler avec ceux qui ne seraient pas du même niveau vibratoire.

 

Où est le but de prêcher un convaincu ? Prêcher la bonne parole au sein de ceux qui la connaissent déjà est à la fois glorifiant pour l’égo et inutile. Si vous êtes entendant allez parler a ceux qui se croient sourds et dites leur qu’ils ne le sont pas. Jésus comme tant d’autres prophètes, allait vers toute personne qui justement, avait oublié sa lumière, était dans le besoin, était dans la critique et la réfutation. Un professeur n’enseigne pas à des enseignants, il enseigne à des enfants et les enfants lui enseignent en retour, le chahutant, le questionnant, l’approfondissant, mettant le doigt bien souvent sur des choses essentielles que dans notre tour d’ivoire pleine de croyances et de connaissances, nous avions oublié.

 

L’ « éveil » signifie t’il la paix constante, la sérénité absolue et permanente ?

 

Pas forcément, souvent même l’inverse. C’est ressentir au lieu de voir, ou même de faire. Ressentir c’est donc ouvrir les sens, c’est donc fondamentalement être plus sensible mais à la fois pouvoir en prendre tout le recul par l’observation, la compréhension, la mesure. C’est ressentir de manière équilibrée et mesurée, de manière englobante. C’est pouvoir prendre de la hauteur tout en étant à l’écoute et tout en traversant les émotions. C’est tendre une main à ce qui pleure en nous au fil de la Vie, c’est tendre l’oreille à ce qui souffre en nous, ce n’est pas ne plus souffrir ni atteindre une sorte de Zen continuel. C’est arborer la bienveillance et la compassion lorsque l’on traverse des mers déchainées, c’est garder la confiance lorsque l’on se cogne aux murs de notre humanité, de nos jeux d’égo et d’illusions ; ce n’est pas les supprimer, c’est les comprendre en allant au bout de chacun, pour s’en défaire et les transcender.

 

Je vois beaucoup de personnes « éveillées » se sentant de devoir lire tel ouvrage, suivre telle formation, afin d’accéder à la conscience ultime, à la maitrise de certaines choses.

 

Pensez-vous que Dieu soit synonyme d’érudition ? Que tous les ouvrages ésotériques, hermétiques, scientifiques, mystiques, etc. vont vous rapprocherez de la Source quand elle est à vos pieds, plus, vous-même tout entier? J’aimerais reprendre l’exemple de Jésus:  « Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. » Ne sont-ce donc pas les enfants qui sont les plus proches de celle-ci, et pourtant qui sont les moins « érudits » si l’on corrèle érudition et accumulation. La plupart des méthodes, formules magiques, rituels, nous ont été soit donnés soit inventés parce que justement nous avons toujours besoin de nous trouver des outils, quand nous sommes l’outil. Tant que nous tâcherons de comprendre ce qui Est par des idéologies nous ne pourrons jamais trouver le sens réel de la Vie qui ne se comprend que dans le mystère, au delà des mots, au delà des concepts, dans l’innocence.

 

-Emmanuelle Soni-Dessaigne