Du lâcher prise

template_article_vague

 

La confusion a envahi et mêlé la notion de lâcher-prise avec celle de passivité, d’abandon, de fatalisme.

Lâcher prise ne veut pas dire inaction, cela veut dire ne pas se fourvoyer dans l’émotion, dans l’interprétation d’une situation que l’on vit. C’est s’en extraire pour en mesurer toutes les dimensions, étendre sa vision, son champ de compréhension et permettre ainsi une action saine, juste et adéquate. Lâcher prise veut dire donc au contraire se rebeller pacifiquement contre tout ce qui nous étouffe et nous dénature pour revenir a sa nature.

Lâcher prise est une nécessité vitale lorsque l’on se noie ou lorsque l’on est englué dans des sables mouvants. On cesse alors de se débattre, on accepte la situation, on l’accueille, et puis on agit consciemment en conséquence.

Lâcher prise c’est amener la conscience à tout ce qui ne l’est pas.

Lâcher prise ce n’est pas accepter d’être battue par son mari, c’est comprendre pourquoi l’on vit cela et faire un travail de fond sur soi et prendre les mesures nécessaires. Ce n’est pas se plaindre ni pleurer sur son sort ni faire preuve de violence à son tour sur l’autre.

Lâcher prise ce n’est pas accepter la maladie passivement en priant pour qu’elle passe. C’est chercher les racines de celles-ci, accepter de les voir puis de les panser.

Lâcher prise n’est ni lâcheté ni l’abandon. C’est le courage, l’équilibre et la mesure, c’est prendre de la hauteur pour un point de vue plus omniscient.

Lâcher prise n’est ni fatalisme ni acceptation les bras croisés. C’est prendre conscience que ce que nous traversons est un mûrissement, une projection.

L’autre est toujours un miroir déformant de nos plaies, de nos recoins ou de nos potentiels en sommeil.

Une émotion est toujours porteuse d’une information que nous n’entendons pas quand nous sommes pris dedans.

Une émotion est comme une lettre que le divin facteur vous envoie, lâcher prise ou accueillir une émotion c’est accepter d’ouvrir l’enveloppe.

Et comme il n’est pas de poste restante, cette lettre, de multiples moyens (circonstance, situation, maladie…), va vous être délivrée encore et encore jusqu’à ce que vous ayez ouvert, lu et saisis le message.

Lâcher prise c’est accepter la catharsis.

Lâcher prise permet la maitrise, non le contrôle. Nous vivons dans la volonté de contrôle, nous planifions, nous calculons, nous voulons modeler les choses telles que notre mental l’imagine ou le souhaiterait, nous cherchons à figer les choses dans le temps, et bien-sûr tout cela n’est qu’illusion, déception, errance. Il est une différence entre maitrise et contrôle. Tous les grands professionnels de surf, de piano, ou d’art martiaux par exemple, vous le diront : ils ne cherchent pas à contrôler la vague ou l’énergie qui les traversent, ils se laissent envahir par elles et ainsi en l’épousant, en ne faisant qu’un avec elle, ils la maîtrisent et exécutent leur art.

La maîtrise, c’est la présence et l’alignement dans chaque mot, chaque geste, chaque action, que l’on fait.

Tel un banc de poissons ou une nuée d’oiseaux semblant agir de concert en parfait synchronisme, il nous faut apprendre à nous laisser être mus par une symphonie divine qui nous orchestre parfaitement. Il nous faut faire corps avec cette unité qui ne demande qu’à nous traverser entièrement, en harmonie et cohésion, pour nous guider.

Nos cellules corporelles sont à l’image de ces groupes qui se déplacent comme une seule entité, et dans ce cas précis, sous l’ordre de nos pensées, de nos réactions, émotions et sentiments. Leur réponse et réaction seront donc guidées et induites selon la direction et l’impulsion de nos pensées.

Il convient de faire attention aux mots et aux sens que l’on leur donne car le Verbe est créateur. Les sons, les chiffres et les mots, qui sont un, sont les créateurs de notre réalité.

-Emmanuelle Soni-Dessaigne

La Vie est une vague

template_article_vague

 

 

La vie est une vague, faite de spirales et d’élans ; c’est une montagne, faite de creux et de crêtes ; c’est aussi une danse. Une danse des polarités.

Nous souffrons dans cette danse parce que notre esprit n’est pas souple et adaptatif comme l’eau, il est rigide et conditionné par nos habitudes, nos attentes, nos étiquettes, comme autant de prisons, si bien que nous avons tous ce que j’appelle l’arthrite du cerveau.

La vie est faite d’énergies contraires et d’éléments distincts qui cherchent à maintenir un équilibre ou à se définir l’un par l’autre.

Comment définir ce qu’est un ciel sans parler de la terre, comment définir ce qu’est le jour sans savoir ce qu’est la nuit ? Il n’y a rien en ce monde qui ne soit bien ou mal,  tout est simplement différent pour que la vie soit manifeste.

La polarité c’est aussi l’autre, et l’autre n’est simplement qu’une autre version de moi.

Quelle distinction existe-t-il entre la vague dans sa hauteur et dans sa profondeur ?

Quelle distinction existe-t-il entre la graine, la fleur et le fruit ?

La forme, juste la forme.

L’eau est la même.

La fleur est dans la graine, la graine est dans la fleur.

Ce n’est qu’une potentialité non manifestée.

Quelle est la différence entre l’enfant, l’adulte et le vieillard ? À chaque fois, c’est vous.

Seule la forme diffère, la potentialité est toujours là, juste plus ou moins manifestée, ou plus ou moins latente simplement.

L’autre, c’est une potentialité de moi manifestée qui vient danser avec moi pour faire naitre en moi d’autres potentiels.

Beaucoup de souffrances naissent du fait que l’on identifie comme externe toute demande de croissance qui a d’abord été formulée à l’interne et à laquelle la vie a répondu en nous donnant les conditions favorisant celle-ci et qu’il faut donc comprendre et accueillir.

Le jeu des contraires nous permet de nous identifier et en même temps de comprendre que cette identité n’est qu’unité.

Je suis unique mais nous sommes un.

La règle fondamentale pour respirer au fil du bercement des vagues de la vie est que, si l’on a l’impression de ne pas contrôler ce qui nous arrive, nous pouvons contrôler la manière dont nous réagissons aux choses que l’on ne peut pas contrôler; et de là vient tout notre contrôle.

-Emmanuelle Soni-Dessaigne

Vous êtes les étoiles, et la mer, et le ciel

template_article_etoiles

 

Vous n’êtes pas votre corps.
Vous n’êtes pas vos gènes.
Ni vos parents, ni votre métier, ni les masques que l’on porte tous.
Vous êtes. Simplement.
Votre identité intrinsèque ne peut être contenue. Vous êtes infini, illimité et immortel.
Vous êtes une autre version de moi-même, vous êtes l’Univers qui s’expérimente et s’apprend.

 

Vous n’êtes pas une goutte dans l’Océan. Vous êtes l’Océan entier en une goutte.

-Rumi

Depuis toujours nous sommes conditionnés à chercher Dieu en tant que source extérieure oubliant qu’il nous suffit de fermer les yeux pour être au creux de cette source.
De nombreux scientifiques désormais s’accordent sur le parallèle entre microcosme et macrocosme, sur les pouvoirs de la conscience et de la pensée, et l’unicité fondamentale entre tout ce qui est; pouvant désormais l’appréhender grâce à de nouveaux outils, de nouvelles ouvertures et idées et grâce à la physique quantique, sortant petit à petit des années de noirceurs et errances du matérialisme.

Ce soir je souhaite vous partager un extrait sublime qui j’espère vous touchera comme il m’a touché:

« Lorsque ma petite fille avait quatre ans, je l’ai emmenée faire un tour sur la plage. C’était une nuit magnifique, on voyait la lune et les étoiles. Je me suis tourné vers elle et je lui ai dit :
« Tara, je t’aime beaucoup. »

À peine avais-je fini ma phrase qu’elle m’a demandé : « Combien? ».
J’ai répondu : « Eh bien, je t’aime plus que les étoiles et la lune. »
Ma réponse à peine achevée, elle m’a demandé « Pourquoi? »
Je lui ai dit : « Parce que tu es venue de la bas. »
Et elle: « Comment ça? »

Je me suis dit, je ne sais pas si je vais réussir à lui expliquer cela, mais je vais essayer :

« Tu sais Tara, quand tu manges des fruits et des légumes, c’est la lumière du soleil, des étoiles et de la lune qui les a faits. Et en mangeant tu absorbes la lumière des étoiles pour construire ton corps, car tout provient de la lumière. Tu es un être de lumière et ton corps est fait de lumière. »

Puis, il m’est venu une autre pensée et j’ai ajouté : « Même tes yeux sont faits de lumière. Les étoiles t’ont donné des yeux afin que tu puisses les contempler. »

Tara s’est alors mise à réfléchir et réfléchir encore, et pour la première fois, elle gardait le silence.
Mais, au moment de quitter la plage, elle me dit :

« Grand père, lève les yeux vers le ciel. Les étoiles ont envie de se contempler. »

– Pouvoir, Liberté et Grace | Deepak Chopra, P211/212

Vivons comme si nous étions faits d’étoiles, puisque c’est réellement le cas.

Nous sommes tous des touristes

template_article_touristes

« Un Touriste visite un Saint Sufi, dans sa maison au pied d’une montagne en Orient.

Il s’étonne de la simplicité du lieu, car la maison ne contient qu’une seule pièce, dont les seuls biens sont un tapis et une lampe à huile.

Le Touriste interroge le Saint:  » Sufi, où sont tes biens? »

Pour toute réponse le Sufi pose avec un sourire « Où sont les tiens? »

D’autant plus étonné et intrigué par la question en réponse à la sienne, le Touriste s’exclame: « Mes biens? Mais, je ne suis qu’un touriste de passage ici, Sufi. »

Le Sufi répondit « Moi aussi. »

Le monde d’aujourd’hui nous dit que la vie est courte, qu’il faut profiter, qu’il faut céder a ses désirs, acheter, consommer, vouloir encore, jeter, vouloir plus. Et que tout cela, c’est la Liberté, c’est la Vie.

Ainsi, le riche vit dans l’isolation et la dépression, et le pauvre, dans l’envie et la jalousie, dans la comparaison, sans plus aucune perspective de ce qui est réellement important.
C’est la préoccupation sur nos possessions, ou notre représentation, qui plus que tout nous empêche de vivre librement et noblement.

Parce que nous vivons dans un désert sans amour, ou l’on se contente de substituts. On embrasse la matérialité et la décadence faute d’embrasser toutes les autres choses, plus subtiles, plus vraies, plus vulnérables et plus profondes.

Se contenter de cela, c’est se contenter de bien peu. C’est se nourrir avec une goutte d’eau quand l’Univers a tout un océan à disposition, juste là, en vous et autour de vous.

Vous êtes votre propre ressource, abondante et toujours renouvelée. Ultimement, rien ne nous appartient, tout se créé, tout se transforme, tout s’échange. La sagesse Amérindienne nous dit que plus que nous héritons la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.

Nous ne sommes que de passage et ce qui restera de nous ce n’est pas ce que nous avons possédé, mais combien d’amour nous avons mis dans chaque chose, chaque jour.

15317939_1878094162427302_1980814387572501348_n