La vie est une naissance successive

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Lorsque je suis née je suis morte.

Mais est-ce si paradoxal ? Dès mon premier souffle l’on m’a incitée à comprendre que toute ma vie je n’allais plus faire la différence. Qu’elle n’existait pas.

Nous mourrons plusieurs fois au cours de notre vie.

Je suis morte à l’enfant, à ses croyances, à ses idées, à ses rêves, à ses peurs.

Je suis morte à l’adolescente, à ses manières, ses folies, ses démesures.

Je suis morte à l’Ingénieur, à sa carrière, à son rôle, à son monde.

Un jour, à mon premier enfant, je mourrais à la femme pour faire naitre la mère.

Je me souviens, lorsque mon oncle est mort dans mes bras alors que j’étais toute petite, j’ai eu envie de le sauver. Et puis très vite, cette peur a laissé place à la confiance, j’ai eu envie de lui rappeler qu’il n’était pas en danger. Que ce qui semblait en train de mourir là, était un rêve.

Qu’il n’y avait rien à craindre.

Le deuil de nos proches n’est qu’une symétrie de toutes ces morts que nous expérimentons chaque jour. Ce n’est qu’un temps où l’on nous demande de savoir trouver la présence dans l’absence, ce lien indéfectible, omniprésent, qui nous rappelle à nous-même.

Parce que tous ces aspects de nous ne meurent pas réellement. Parce qu’on ne les enterre pas. On ôte juste le masque, l’enveloppe, l’apparence, le décorum, et on le remodèle.

Tout n’est que transformation. Seule la forme change.

J’ai toujours cette enfant en moi, cette adolescente, cette ingénieure, et tout ce que je ne semble pas être encore, je le suis pourtant. Je peux le ressentir. Tout est là.

Hier et aujourd’hui ne sont-ils pas simplement le terreau fertile de ce que nous serons demain ? Et demain n’est-il pas le potentiel manifesté de ce que nous sommes déjà aujourd’hui ?

Au-delà de cette illusion temporelle, linéaire, réside l’éternel.

Je ne dis pas que naitre est facile. Naitre se fait dans le chaos. C’est fragile, c’est bouleversant, douloureux, mais c’est magique. C’est douloureux parce qu’à chaque fois nous portons notre propre accouchement, dans une sensation vague et nébuleuse, et puis l’on se délivre, et puis l’on se recrée, se réinvente, à nouveau. C’est un processus intrinsèque. Une naissance successive.

Avez-vous observé la majesté d’un arbre en chacune de ses saisons ? Ce qui est d’immuable qui bat sous l’écorce en dépit du vert ou de l’orange des feuilles dont il se pare pour un temps, juste pour offrir au monde ses métamorphoses ?

Si vous ne vous prenez pas au jeu, si vous savez qu’en réalité toutes ces facettes ne sont que des expressions de vous – ce vous qui reste, quelque part, intact, permanent – alors vous ôterez la gravité et la suffisance de la vie humaine et vous en apprécierez pleinement l’éphémérité et ses semblants d’évolution. Vous respirerez et jouerez à travers tout cela. Vous en ôterez tout le cérémonial pour vous attarder sur l’essentiel. Et vous trouverez le contentement dans ce qui est.

Vous comprendrez que ce que vous prenez avec tant de sérieux n’était qu’un autre stade d’enfance ou d’adolescence, avec ses pensées restrictives et ses idées arrêtées.

Puisqu’en réalité que se passe-t-il quand vous mourrez ?

Rien.

Puisque vous ne mourrez pas.

Puisque vous n’êtes jamais né.

La Santé parfaite

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(Intervenant:) « Après une cure Ayurvédique, ou à force de faire efforts sur efforts concernant l’alimentation ou le sport, ou même méditer, …vais-je enfin avoir la santé Parfaite? »

(E.D:) « Je vais vous parler de mon expérience.

Il y a maintenant plus de 10 ans je me lançais dans ce que l’on nomme bien-être. Alors quand on se lance là-dedans, on comprend vite qu’il y a autant de courants, de techniques, de méthodes et de postulats qu’il n’y a de planètes. On lit tout et son contraire, et l’on finit par comprendre que tous ces courants sont trop récents pour avoir l’intelligence nécessaire à saisir la subtile alchimie corps/esprit et il me semble que nous jouons a l’apprenti chimiste tout en érigeant nos pseudo-découvertes en affirmations.

Si vous passez quelque temps sur Internet ou divers magazines vous allez trouver des informations du type :

  • Manger tel aliment tous les jours et regardez ce qui va se passer
  • Les bienfaits de tel ou tel superaliment
  • Mangez ce végétal il règlera tous les problèmes
  • Incroyable le cannabis et l’huile de coco pour tuer le cancer
  • Le régime X ou Y
  • Cure de ceci et de cela

Nous sommes passés d’un extrême à un autre. De l’omniprésence de la nourriture industrielle à la quête de pureté et de perfection. Dans les deux cas la mortification du corps pour l’Ego.

Si vous cessez d’acquiescer aux diktats qui nous sont présentés régulièrement, vous verrez que la  plupart des méthodes et courants prêchés à présent ont été créés, développés ou répandus entre 1900 et 2000

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et que soit:

-Ils sont basés sur quelques études et on en a fait une généralisation tout en manquant de paramètres

-Ils sont basés sur des anciennes peuplades ou un groupe d’individu d’origine spécifique sans prendre en compte les conditions de vie différentes, etc. (ex : régime méditerranéen, Okinawa,etc. )

-Ils sont basés sur une personne ou un ensemble d’individus, quelqu’un a trouvé quelque chose qui marche pour lui/elle et quelques autres et en a fait une doctrine et un système (ex : Seignalet , Gerson, Kousmine, Atkins pour ne citer qu’eux)

-Ils sont basés sur un principe (jeûner, manger cru, manger cuit, manger à certaines heures…) mais le problème survient dès lors que l’on tente d’ériger un principe en vérité générale. Un principe doit rester confiné à ses dépendances à savoir : Pour qui, quand, quoi, comment, combien, etc.

Tout cela nous laisse souvent perdu, confus, accablé.

Alors après avoir testé une infinité de choses sur ma personne,  et ne trouvant aucune réponse, ou du moins jamais à long terme, comme avec tout ce qui nous arrive, il nous incombe de tourner le regard vers l’intérieur. Vers l’unicité de notre être et son union avec tout ce qui est.

Comprendre que la vie est quelque chose qui nous tient bien au-delà de notre corps, qu’il est une force qui régit nos cellules au-delà de ce que nous mangeons ou buvons.

Je me suis donc attachée aux médecines ancestrales, dont l’approche est holistique et la science éprouvée, je citerais la Médecine chinoise, l’Ayurvéda ou encore la Médecine Maya mais il y en a d’autres. Toutes ont en commun une profonde connaissance de la nature et de son interaction si complète et si subtile avec nous.

Et toutes ces médecines, pour parler de santé, définissent les points suivants :

Cesser de croire qu’il faut faire un effort. Qu’il faut faire 12 heures de sport et manger 3 carottes. Le plus grand effort que nous ayons à faire est sur notre mental. Mais cela n’est même pas un effort du tout c’est une prise de conscience. Si vous pensez encore que le corps dirige et que votre mental suit vous vous trompez sur la présidence. Votre esprit, votre âme, préside à tout déploiement qui survient dans votre vie. Si vous voulez avoir la santé, ce que vous n’avez peut-être pas actuellement, il vous faut être ce que vous n’êtes pas actuellement. Pas faire, être. Et avant tout être simplement en paix. À partir de la seulement tout change. Manger ce chocolat ne vous tuera peut être pas mais la tristesse, le stress, les attentes, les conflits intérieurs, si.

Chaque être est unique. Il n’y a pas de « norme ». Ne soyez pas à la merci de sources d’informations vindicatives ou de prédicateurs de santé mais utilisez votre esprit critique, gardez ce qui fait du sens pour vous. Là. Au corps. Au cœur. Pas dans la tête. Ce qui est parfait c’est ce qui est parfait pour vous. Nous avons tendance à nous projeter, dans une version de nous-même que l’on aimerait ou croire que l’autre personne est en meilleure santé, plus mince, plus athlétique, que sais-je. C’est une illusion. Chaque nature est différente, et il n’est pas question de comparer. Chaque personne a une constitution différente avec ses caractéristiques, et la santé c’est de se connaitre assez pour savoir jouer avec.

Ce qui m’amène à mon troisième point, la santé c’est un état d’adaptabilité, d’improvisation. Quand on connait notre nature, nos tendances ou notre état actuel de santé en fonction des circonstances de vie, alors nous savons ajuster. Chaque jour est différent. La santé ce n’est pas un état d’immuabilité. Cet état qui serait suspendu a un temps T ou vous pourriez vous dire -ah, là, tout est parfait- n’existe pas. La vie est mouvement. Nous voulons trop souvent soit que les choses changent soit qu’elles ne changent pas, que diriez-vous si l’on ne faisait ni l’un ni l’autre et si l’on se satisfaisait de ce qu’elles  sont ? Prévenir tout changement c’est prévenir la vie de venir nous secouer, nous interpeller, nous émerveiller, nous rencontrer.

Toute « imperfection » est « opportunité ». Chercher la santé parfaite c’est vouloir prévenir toute « maladie » comme si nous méditions pour pouvoir prévenir toute pensée or la méditation ce n’est pas pour s’endormir, mais pour se réveiller, de même toute maladie est une opportunité si on la saisit en conscience, elle amène une transformation non seulement pour la personne mais pour son entourage. Chaque évènement qui se produit dans nos vies a sa raison d’être, il y a un avant et un après, et que bien que sur l’instant  nous soyons dans la frustration ou la colère, il y a toujours quelques lumières que cela éclaire en nous. Je pense que les étoiles et la lune sont venues pour éclairer la nuit, et qu’elles en sont la beauté et la vision. Je pense que nos voiles de noirceur nous poussent à  voir plus loin et différemment, si tant est que l’on regarde avec les yeux de l’âme. Combien de patients, de proches, ai-je connu qui pourraient témoigner de ce que la maladie a apporté, de rencontres, de moments singuliers, de ressources en soi.

La santé réelle pourrait donc être (liste non exhaustive évidemment):

-quelque chose qui n’appartient à aucune norme et ne tient aucune comparaison

-quelque chose qui demande moins un effort externe qu’une conscience interne

-quelque chose qui n’est défini que pour vous

-quelque chose qui vit avec le quotidien car chaque jour est neuf

-quelque chose qui n’est pas figé mais accepte tout aléas  et toute évolution comme humaine et opportune

 

La santé parfaite n’existe pas. La santé, c’est un état de grâce, d’amour et de partenariat entre notre corps et nous, cette union qui cherche son équilibre jour après jour.

La santé parfaite c’est d’abord se libérer de cette obsession de la chercher.

Votre corps n’est rien sans vous.

Ni sa menace ni son salut ne viendront de l’extérieur.

Votre corps est en santé dans la proportion de votre amour de vous-même, du monde et de la vie. »

 

Emmanuelle Soni-Dessaigne

 

Ayurvéda, Allopathie et autres médecines

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Notre but n’est pas de diviser la médecine moderne et l’Ayurvéda, ni de discriminer l’une au profit de l’autre. Au contraire, nous sommes convaincus que le futur viendra de l’union du meilleur de toutes les disciplines et d’un respect mutuel et profond, dans la compréhension et l’intégration, puisque la médecine allopathique est aussi fille de l’Ayurvéda.

Ici, nous allons simplement mettre en lumière certaines différences ou similarités dans l’approche afin que vous ayez l’opportunité du choix et toutes les informations pour réfléchir. Chaque système de traitement a des points et caractéristiques uniques, ainsi que des limites, et il est essentiel d’enrichir notre connaissance et de regarder dans les concepts des autres systèmes médicinaux et médicaux.

Être Docteur en Ayurvéda signifie avoir la connaissance non seulement de la médecine Ayurvédique mais également Unani ( Médecine Greco-Arabe ), du Yoga ( voir article Ici ), et de la science moderne incluant : Nutrition, pharmacologie clinique, infection, pulmonologie, gastro-entérologie, néphrologie, neurologie, oncologie, psychiatrie, génétique, immunologie, cardiologie, hépatologie, endocrinologie, hématologie, rhumatologie, médecine environnementale, soins d’urgences et d’autres spécialités qui divisent les branches de la médecine moderne. L’étude de la science moderne est obligatoire pour le doctorat en médecine Ayurvédique et elle ne fait que renforcer la beauté de L’Ayurvéda et ses principes dans un monde tel que le nôtre.

L’AYURVEDA ET LA MEDECINE MODERNE

Un but à long terme

L’occident recherche souvent une detox rapide, une pilule miracle, quelque chose qui résoudrait tout très vite, compensant des années de problèmes, d’alimentation et style de vie impropre. Cette approche brusque et brutale ne fait pourtant qu’aggraver les troubles tels qu’il soit car rien dans la Nature ne fonctionne avec force et temps et patience sont requis si l’on veut résoudre les problèmes jusqu’à la racine. Lorsqu’un nettoyage est fait trop sévèrement, trop fortement et trop rapidement, cela ne fait que ramener les toxines en circulation et charger le corps au point que celui-ci ne peut plus les traiter et que les organes en sont affaiblis et alourdis. Il existe également en Ayurvéda des remèdes rapides mais qui sont utilisés uniquement pour des cas urgents et spécifiques et selon un protocole particulier par la suite afin de rétablir l’équilibre à long terme. Lorsque l’on traite la cause racine non seulement on traite la maladie mais on prévient toute récurrence.

Le role de la Spiritualité

La dépression, le stress, l’anxiété sont des troubles communs qui nous affligent. Souvent, ils sont utilisés pour expliquer ou justifier des réactions du corps que la science ne peut expliquer et a l’inverse, un corps en déséquilibre amène des déséquilibres mentaux. Le corps et l’Esprit sont unis, intriqués, et cherchent à travailler ensemble de manière optimale dans un partenariat pour la vie, sans quoi plusieurs pathologies se développent et avec le temps, affectent l’être tout entier.

Le Cancer, maladie du Siècle, est principalement dû à un manque d’hygiène dans le style de vie ou l’alimentation et a un déséquilibre dans nos émotions et notre spiritualité. Sans travailler sur le facteur Esprit dans chaque maladie, celle-ci va de nouveau survenir. Rien dans le corps ne peut rester si l’Esprit ne le permet pas, consciemment ou inconsciemment.

La médecine moderne met de côté cela et confond la spiritualité avec la religion ou les médecines alternatives, alors que c’est un point central pour toute guérison. La source de tous maux n’est pas matérielle, les manifestations physiques ne sont que les enfants d’un problème plus profond. Si des éléments ponctuels et extérieurs peuvent provoquer une maladie (Virus, etc.) c’est que quelque chose a permis cette intrusion. Ainsi, il n’est que perte de temps et errance que de se battre contre la manifestation des symptômes sans aller à la source du problème. Il est important d’aller voir la personnalité du patient, ses tendances négatives, acquises ou héritées.

Un autre point est le Karma. Sans cette vision, le monde n’est qu’un lieu injuste ou les gens sont pauvres, riches, handicapés, ou des enfants ont le cancer ou sont exploités sexuellement, ou d’autres sont célèbres et adulés, etc. La vie n’étant ainsi qu’un jeu aléatoire ou vous pouvez être chanceux ou ne pas l’être. Le Karma aide à comprendre et éclairer les lois universelles dans lesquelles tout se produit pour une raison, ou il n’y aucune place pour le Hasard. Le Karma nous permet de réaliser que ce à quoi nous faisons face et ce que nous expérimentons dans notre vie est la conséquence de nos actions, de toutes nos vies cumulativement, et que nous sommes ici pour la compréhension et l’évolution de notre Âme à travers des expériences nécessaires à celles-ci qui nous sont fournies par les situations dans lesquelles nous sommes.

Le remède à la douleur, est dans la douleur.

Rumi

Le corps: un ensemble insécable

Le corps est une entité globale dont les parties ne peuvent être prises individuellement, parce qu’elles travaillent ensemble en interdépendance et harmonie. A nouveau, prenons l’exemple d’une voiture. Lorsqu’une piece importante ne marche plus, c’est la voiture entiere qui est a l’arret. Les traitements Ayurvédiques prennent toujours en compte tous les aspects de l’être. La médecine moderne ne fait que commencer à réaliser et incorporer ce concept, sortant progressivement hors de la noirceur de la spécialisation ou un organe est pris indépendamment et séparément du tout pour être analysé et traité. Ce concept manque à comprendre que pas même une seule cellule ne peut fonctionner par elle-même sans communiquer ; similairement, si un organe est affaibli ou déséquilibré, c’est toute la chaine qui s’en ressent. Oui, la vie continue toujours car le corps est une machine incroyable pouvant supporter beaucoup de traumas, mais inévitablement la dégénérescence et les désordres vont commencer à se manifester. Le corps humain est si complexe que de vouloir le délimiter est artificiel.

De l’importance du style de vie et de la prévention

Dans la médecine moderne, la maladie n’est traitée qu’après apparition des symptômes, alors que dans la vision Ayurvédique cela se manifeste à un stade déjà avancé ou la maladie progresse rapidement si elle n’est pas prise en charge. A ce stade, il est plus difficile de la traiter et de la guérir. Il est ainsi évident que la prévention de toutes les manières possibles dans une routine personnalisée et individualisée est de la plus grande importance. Les savants Ayurvédiques sont à même de diagnostiquer les troubles à leur genèse ( Samprapti ), bien avant que des complications plus sérieuses ne commencent. L’Ayurvéda classifie l’évolution d’une maladie en 6 stades. Les méthodes de diagnostics modernes ne sont capables de détecter un problème qu’aux stades 5 et 6. La médecine est à la fois Art et Science, malheureusement l’Art de Vivre trouve rarement sa place dans la médecine moderne et en pratique.

Le Diagnostic

Non seulement l’Ayurvéda mais également de nombreuses médecines utilisent le Pouls comme méthode de diagnostic suprême alors qu’elle est inexistante en médecine moderne où sont utilisés des équipements et procédures invasives ( prises de sang, etc. ). Cependant, les investigations modernes tels que résultats de laboratoires peuvent assister ou être interprétés en termes Ayurvédiques et utilisés comme paramètres pour observer les effets d’un traitement ou en consolider les principes.

Les effets secondaires

Même les traitements Ayurvédiques peuvent avoir des effets secondaires et indésirables tels que: nausée, insomnie, migraines, diarrhée, etc. mais ceux-ci sont compris par le corps et ne sont que ponctuels, sans danger sérieux si bien supervisés.

Les traitements allopathiques conventionnels s’accompagnent presque toujours d’effets secondaires qui vont aller déséquilibrer une autre partie du corps ou de l’Esprit. Prenons l’exemple de la Chimiothérapie. Le bon sens dirait que lorsque quelque chose est affligé et affaibli, il convient de le renforcer. C’est la question cruciale et controversée actuellement dans la façon de traiter le Cancer en médecine moderne, puisque la Chimiothérapie vise à affaiblir le corps pour enlever l’affliction et de nombreuses personnes meurent non du cancer mais de la chimiothérapie. Oui, certaines s’en sortent, mais sont elles aussi fortes qu’avant, et quels ont été les sacrifices ? Cette approche est à l’oppose de celle Ayurvédique, qui vise toujours à renforcer afin que le corps comprenne comment se guérir lui-même.

Les symptômes et la cause

La médecine Allopathique concentre principalement ses efforts pour régler les symptômes et non la cause. En Ayurvéda nous travaillons non seulement sur les symptômes mais il existe en tout 6 différents principes pris en compte.

Pour résumer:

      • La terminologie diffère, avec ou sans corrélation ou synonymes en termes modernes
      • L’anatomie et la physiologie diffère
      • La pathogenèse et la méthode de diagnostic diffère
      • L’Ayurvéda et de nombreuses médecines travaillent avec le concept d’énergie vitale, Prana ou Qi, alors que la médecine moderne rejette ou néglige ce concept d’énergies, de méridiens, de chakras, et d’Âme.
      • La science moderne voit le corps comme fait d’unités spécialisées alors que l’Ayurvéda voit le tout comme un ensemble inter relié
      • La médecine moderne vise principalement les symptômes et non la cause
      • L’Ayurvéda n’a que peu ou aucuns effets secondaires alors que la médecine moderne n’a que trop d’effets collatéraux
      • Les cours de médecine n’incluent pas ou peu les autres systèmes et médecines, ainsi que la nutrition, la prévention et le style de vie qui ont un rôle clé. Un diplôme Ayurvédique comprend tout dans une approche holistique.

L’AYURVEDA ET LES AUTRES MEDECINES

La quête d’un remède est celle de l’homme depuis les âges primitifs, pour alléger ses souffrances et pallier à l’âge et la dégénérescence. Cela a commencé avec l’apprentissage de la Nature et de ses lois et applications, qui se sont transmis de générations en générations : des âges de la transmission orale à la transcription sur papier ou sur logiciels de nos jours. Nous avons adapté nos connaissances à nos conditions environnementales et écologiques. Ainsi, différents systèmes ont vu le jour et évolués de par le monde, ayant tous l’Ayurvéda comme tronc commun et ancestral, l’Ayurvéda existant depuis des temps immémoriaux, depuis l’existence de la vie elle-même.

Voici une brève comparaison dans les approches, vous remarquerez à l’évidence que ce ne sont que les branches d’un même arbre:

      • Yoga : croit en l’existence d’un Dieu, d’une Source et d’un soi superieur. Croit que le salut vient d’une maitrise intérieure et que toutes les maladies sont dues à une identification erronée avec ce que l’on croit être soi ( En Ayurveda, Sushruta dit de même que la source ultime de toutes les maladies réside dans une déconnection avec notre nature divine, tombant dans l’illusion de la séparation) . Contrairement aux systèmes médicaux où un agent externe tient lieu de correctif, ici c’est le patient lui-même qui par une discipline et des efforts constants peut se guérir.  Livre de reference : Hatha Yoga Pradipika
      • Naturopathie : croit que la guérison vient de l’harmonie avec la Nature et ses lois et utilise la nature pour guérir, suivant les principes d’une routine quotidienne et saisonnière, et des codes et pratiques de vie naturelle.

Avicenna (Ibn Sina) (c.980—1037), un mathématicien Perse reconnu comme l’un des penseurs et écrivain les plus illustres de l’Age d’Or Islamique. Le Canon de la Médecine : le scientifique Avicenna opérant sur une femme, outils en haut a gauche.

      • Unani : Médecine Greco-Arabe. Tout comme l’Ayurvéda, travaille avec le concept d’humeurs ( Doshas ),comprend la théorie d’éléments fondamentaux ( PanchaMahabuta ), utilise des préparations minérales/herbales/animales, utilise le pouls/urines/selles pour diagnostic. Livres de reference: The canon of medicine from Avicenna, Al Tabreef, Kitabul manzeer, Kitabul kulliyat.
      • Siddha : La médecine des saints Indiens, travaille avec le concept d’humeurs ( Doshas ),comprend la théorie d’éléments fondamentaux ( PanchaMahabuta ), diagnostique utilisant le pouls, la langue, les yeux, les urines, les selles, la voix… utilise des composes minéraux et certains herbaux, travaille beaucoup avec le Mercure. Livres référence : Agastyar, Teriyar, Bhogar, Tirumutar.
      • Amchi Système – Sowa  rigpa  : Médecine tibétaine, comprend le concept de Doshas et d’éléments fondateurs, diagnostique utilisant le pouls, la langue, les yeux… Reference : RGyud-bzi.

Le concept Tibetan de sante/maladie a été illustré sous forme d’un arbre dans le rGyud-bZhi.

      • MTC – Médecine traditionnelle chinoise: Comprend le concept d’éléments fondateurs, et que le déséquilibre vient d’un déséquilibre entre ces éléments dans le corps. Diagnostique utilisant le pouls, la langue, etc. Utilise les plantes et herbes pour traiter les maladies, travaille avec les points vitaux (Acupuncture, en Ayurvéda cela se nomme la Marmathérapie ), etc.
      • Homéopathie : Utilise les lois de la Nature et la Nature pour guérir selon la loi des similarités et des contraires

Sans oublier de nombreux autres systèmes tels que la médecine Maya, la médecine Amérindienne, et toutes les sagesses et astuces de nos ancêtres.

Pour conclure et souligner à nouveau, l’Ayurvéda n’accepte ni ne rejette toute autre médecine, mais plutôt aspire à l’union des pratiques, des peuples, des cultures et des religions, pour le bien-être de l’homme et de la Nature.


Partager c’est prendre soin.

Merci de partager et contribuer à la diffusion d’enseignements et sagesses Ayurvédiques authentiques pour la Santé et la Vie.

-Dr. Manan Soni & Emmanuelle Dessaigne

Les « maladies » n’existent pas

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En ces temps modernes troublés, il est important d’ouvrir des horizons et de considérer tous les points de vue avant de poser un “diagnostic” sur une personne. Nous allons parler ici du point de vue de la médecine ancestrale Ayurvédique et de son approche à la fois corporelle et spirituelle. Nous allons parler non dans un but d’opposition mais afin de comprendre les divergences d’approches pour mieux unifier les médecines, élargir la vision et prendre le meilleur de tout ce qui existe en médecine dans une visée intégrative.

Selon la médecine allopathique, les maladies sont regroupées par leurs symptômes et sous des causes dont la terminologie est issue. Un patient ayant donc les mêmes symptômes dans un ensemble se verra désigné comme ayant “X” maladie(s) et devant suivre “X” protocole.  Ainsi, les patients sont pris en charge en fonction du « groupe » de maladie auquel ils ont été diagnostiqué appartenir, un ou plusieurs. Il y aura donc des personnes atteintes du “Cancer”, de “Lyme”, du “Diabète”, etc.

Non que cette appellation n’ai pas de fondement et ne soit pas éclairante, mais elle est limitée dans sa compréhension et par le traitement ou le protocole proposé consécutivement qui est ainsi la plupart du temps le même pour tous (dosage variant et quelques autres paramètres).

En Ayurvéda, l’approche et sensiblement différente. Chaque patient est traité en fonction de ce qu’il EST et non pas de ce qu’il A.

Cette approche est différente dans le sens individuelle et non systémique. Dans cette vision, les symptômes sont une manifestation, et la manifestation d’une personne à l’autre peut, certes, sembler similaire, cependant la cause ainsi que le traitement/protocole qui en découle est toujours absolument individuel.  Ainsi, deux patients atteint de Cancer, de Lyme ou de Diabète d’un point de vue allopathique, n’auront absolument pas les mêmes traitements et ne seront pas diagnostiqués comme ayant la même maladie.

Le système de diagnostic allopathique a ses lacunes dans une générale incapacité de diagnostiquer les maladies bien avant leurs manifestations, car les outils de “dépistage” actuels ne sont pas autant aboutis pour ce faire. De son côté, l’Ayurvéda utilise la lecture du pouls comme diagnostic, méthode non invasive, permettant de détecter les maladies à leur stade précoce ainsi que leur probables schémas d’évolution, leurs racines et les relations entre les divers symptômes. L’enjeu aujourd’hui est d’aller vers une démarche holistique plus que spécialisée, et de faire cohabiter les deux. Ainsi, des analyses allopathiques seront un outil de plus pouvant affirmer un diagnostic ayurvédique ou suivre son évolution.

Il convient également de parler de la racine spirituelle. Toute maladie ne s’engramme dans le corps que s’il elle a au préalable fait ses racines dans l’âme, dans les autres corps subtils. Il faut donc considérer le corps et l’esprit comme une unité en symbiose pour chaque traitement, et cela, à nouveau, est individuel.

Nous en revenons toujours à nous, aux profondeurs auxquelles nous nous rencontrons, nous nous aimons, nous nous acceptons, nous nous respectons, nous nous écoutons, nous nous faisons confiance.

Le cancer tout comme les maladies dites « épidémiques », ou « chroniques » n’est pas un fléau, c’est le reflet d’une société où les êtres ont oublié profondément leur nature et leurs potentiels, c’est un message comme toute maladie qui amène à une remise en question de nombreux systèmes de pensées tout comme de soins.

Plus on essaiera d’attaquer avec des méthodes autres que l’amour, la compréhension, l’accueil, la compassion, plus on ne tuera que la vie.

La maladie n’est pas quelque chose à combattre c’est quelque chose à inviter, à entendre. Nous sommes dans une société où nous combattons, rejetons, résistons, nous combattons pour presque tout : la beauté, la richesse, la réussite…comme un chien qui se mordrait la queue à la recherche de lui-même, parce que nous croyons devoir combattre quand toute guérison réside dans l’accueil, la compassion, l’écoute et l’entendement. Comprenez bien, nous ne pouvons guérir avec les mêmes méthodes et façon d’agir et de pensées que celles qui ont créé la maladie.

Tant que nous continuerons dans nos luttes intestines manifestées à petite comme grande échelle nous n’irons pas vers cette sérénité et libération qui nous attend et nous est inhérente, intrinsèque.

La maladie n’est ni une fatalité ni une plaie c’est une invitation, c’est à vous de la saisir, de prendre par la main cette expérience et d’aller avec elle où elle veut nous emmener, souvent le chemin semble sombre mais vous êtes la lumière pour éclairer toutes ces noirceurs. Sans condamnation, sans jugement, sans gravité.

Il est important que chaque patient puisque comprendre profondément ce qui l’affecte, car la compréhension personnelle est clef dans tout processus de guérison.

Les médecines ancestrales voient la “maladie” comme un état de déséquilibre corps et esprit ayant un point ou des points névralgiques qu’il convient de mettre au jour et entrainant en conséquence d’autres problèmes dans sa chute.

Pour terminer, en effet, les maladies existent, cependant pas telle que nous les concevons actuellement, actuellement dans une médecine moderne qui spécialise un peu trop, qui limite l’imbrication corps/esprit, et qui est majoritairement généralisante et systémique, avec son lot d’émotions, de connotations et de condamnations. De plus, la « maladie » envoie implicitement une notion « d’extérieur », d’apitoiement, nous posant en victime, inférant une notion de gravité en place d’opportunité et de responsabilité. Nous voyons ainsi le médecin comme un Sauveur, laissant entre ses mains la responsabilité de notre santé alors que, je cite, « guérir de la maladie c’est aussi guérir du médecin. », il n’est ici nul question de s’infantiliser. Il faut aussi comprendre que la Vie n’est pas un laboratoire injuste, hasardeux. Tout est de raison d’etre et divinement orchestré.

Et comme il existe autant de maladies donc que de personnes, car chaque déséquilibre est profondément unique, nous pourrions même conclure que soit nous nous disons tous malades, soit nous nous disons tous sur le chemin de l’expérience et de la libération.

Dr. Manan Soni & Emmanuelle Soni-Dessaigne

Article originel ici.